Valls promet jusqu'à E200 mlns de prêts au nickel néo-calédonien

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    * Soutien à la filière nickel en difficulté 
    * Valls presse les acteurs de préparer le référendum de 2018 
 
 (Actualisé avec autres éléments sur le nickel et les 
institutions) 
    SYDNEY, 29 avril (Reuters) - Manuel Valls a annoncé vendredi 
un prêt pouvant aller jusqu'à 200 millions d'euros pour venir en 
aide à la Société Le Nickel (SLN), premier employeur de 
Nouvelle-Calédonie en grande difficulté. 
    L'enveloppe sera mise à la disposition des autorités du 
territoire, qui la répercuteront sur cette filiale du groupe 
français Eramet  ERMT.PA  frappée par la chute des cours 
mondiaux du nickel, a précisé le Premier ministre français, lors 
d'une déplacement en Nouvelle-Calédonie. 
    "Cette intervention, dont les modalités sont en cours de 
discussion avec tous les actionnaires, pourrait aller jusqu'à 
200 millions d'euros", a-t-il déclaré à l'issue d'une visite de 
l'usine SLN de Doniambo. 
    "Il revient maintenant à la STCPI (qui regroupe les 
provinces calédoniennes, actionnaires de SLN, NDLR) de se 
prononcer, avant le prochain conseil d'administration d'Eramet, 
sur cette proposition", a-t-il ajouté.  
    Manuel Valls a justifié cet "effort très important dans le 
contexte budgétaire actuel" par les difficultés rencontrées par 
la SLN, détenue à 56 % par Eramet et indirectement à 14% par 
l'Etat. 
    "La situation est grave. Le secteur du nickel est, plus que 
jamais, fragile. La SLN endure une crise sans précédent", a-t-il 
dit. 
    Les cours du nickel  MNI3  ont été divisés par deux en deux 
ans, dans un mouvement global de recul des matières premières 
industrielles, lié notamment au ralentissement de l'économie 
chinoise.  
     
    NOUVELLE CENTRALE ÉLECTRIQUE 
    Manuel Valls a prévenu que la crise du nickel n'était pas 
terminée et souligné que l'entreprise devait "continuer à 
améliorer sa compétitivité", tout en promettant que l'Etat 
veillerait "soient compatibles avec le maintien de la cohésion 
sociale au sein et autour de la SLN". 
    Compte tenu du poids de la SLN dans l'économie 
néo-calédonienne - 2.200 salariés et 8.000 emplois indirects -, 
toute remise en cause de son activité provoquerait une crise 
sociale dans l'archipel, dont les sous-sols recèlent environ un 
quart des réserves mondiales de ce métal.   
    Le Premier ministre a assuré que le gouvernement 
soutiendrait les démarches pour la construction d'une nouvelle 
centrale électrique pour la SLN et que l'Etat apporterait une 
garantie sur le financement bancaire du projet. 
    La centrale actuelle, jugée obsolète et qui plombe la 
rentabilité de l'usine de la SLN, "doit impérativement être 
remplacée à l'horizon 2020", a-t-il dit. 
    Devant les forces politiques calédoniennes, le Premier 
ministre a exhorté tous les acteurs à la responsabilité pour 
préparer le référendum sur l'autonomie prévu au plus tard en 
novembre 2018.      
    "Novembre 2018, c'est déjà demain", a dit le chef du 
gouvernement, invitant toutes les forces politiques à ne pas 
laisser l'approche des élections présidentielle et législatives 
de 2017 polluer le débat, et promettant de réunir un comité des 
signataires de l'accord de Nouméa avant la fin de l'année. 
 
 (Cécile Lefort, avec Simon Carraud et Jean-Baptiste Vey à 
Paris, édité par Yves Clarisse) 
 

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