Valls promet aux taxis plus de contrôles et un médiateur

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 (Actualisé avec communiqué de Matignon) 
    PARIS, 26 janvier (Reuters) - Manuel Valls a promis mardi à 
des représentants des taxis de renforcer les contrôles contre 
les chauffeurs ne respectant pas la loi et de nommer un 
médiateur chargé d'assurer une concurrence saine entre taxis et 
voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). 
    Des taxis manifestent ce mardi en France pour dénoncer la 
concurrence des VTC, estimant que la loi Thévenoud, qui interdit 
notamment à ces dernières de prendre des clients en "maraude", 
n'est pas respectée.   
    Nommée dans les 48 heures, la personnalité indépendante, 
dont le nom n'a pas été annoncé, devra "faire des propositions 
pour restaurer l'équilibre économique du secteur et proposer la 
révision éventuelle des textes législatifs et réglementaires 
afin de rendre applicable des règles de concurrence saine", a 
dit aux journalistes Ahmed Senbel, président de la Fédération 
nationale des taxis indépendants, à l'issue de la réunion avec 
le Premier ministre et plusieurs ministres. 
    La première réunion aura lieu dans les 15 jours et la 
mission devra aboutir dans les trois mois, a-t-il ajouté. 
    Pour répondre aux demandes des taxis, "le Premier ministre a 
donné instruction pour que les contrôles soient amplifiés afin 
de faire cesser tout comportement abusif et garantir les 
conditions d'une concurrence loyale. Les préfets ont été chargés 
vendredi dernier de poursuivre et d'amplifier dans la durée les 
opérations de contrôle", dit Matignon dans un communiqué. 
    Ce texte précise en outre que "pour tenir compte des 
difficultés rencontrées dans le secteur, les situations 
individuelles des chauffeurs pourront faire l'objet d'un 
accompagnement spécifique par les services de l'Etat". 
    Vingt personnes ont été interpellées mardi, notamment pour 
violences, à la suite d'incidents qui ont émaillé la 
manifestation des taxis porte Maillot à Paris et à Orly, a-t-on 
appris de source policière. 
    "Les violences sont inadmissibles, aucune cause ne peut 
justifier de telles violences", avait déclaré Manuel Valls avant 
la réunion, disant s'attendre à des suites judiciaires contre 
les fauteurs de trouble.    
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Marine Pennetier, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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