Valls parie sur un essoufflement du mouvement anti-loi Travail

le
4
    PARIS, 28 mai (Reuters) - A l'orée d'une semaine décisive 
dans l'épreuve de force entre le gouvernement et les opposants à 
la loi sur le Travail, Manuel Valls parie sur l'essoufflement du 
mouvement conduit par la CGT, avec l'appui de Force ouvrière et 
cinq autres organisations. 
    "Quand un texte a été discuté, qu'il a suscité des compromis 
avec les partenaires sociaux, qu'il a été adopté à l'Assemblée 
nationale, je considère que ma responsabilité c'est d'aller 
jusqu'au bout", déclare le Premier ministre dans une interview 
publiée samedi par Le Parisien. 
    "Je ne pense pas que le mouvement va s'amplifier", ajoute 
Manuel Valls, qui dit cependant rester "prudent". 
    Il n'y aura pas de retrait du texte porté par la ministre du 
Travail, Myriam El Khomri, ou de son article 2, le plus 
contesté, qui vise à décentraliser et généraliser le dialogue 
social au niveau de l'entreprise, poursuit-il. 
    "Il y aura forcément des modifications" lorsque ce texte, 
sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité pour le 
faire adopter en première lecture à l'Assemblée faute de 
majorité, reviendra du Sénat, ajoute Manuel Valls. 
    "Mais sur les trois points fondamentaux, lever les freins à 
l'embauche des PME, dialogue social dans l'entreprise et 
nouveaux droits des salariés, là, non, il n'y aura pas de 
changement", insiste le Premier ministre. 
    "Nous avons construit un compromis solide avec les syndicats 
réformistes et tout ce qui remettrait en cause le dialogue 
social dans l'entreprise mettrait fin à cet accord." 
    Les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires et les 
organisations de jeunes Unef, UNL et Fidl ont appelé à une 
amplification de la mobilisation après la huitième journée de 
manifestations contre le projet de loi, qui a rassemblé au total 
jeudi 154.000 à 300.000 manifestants dans toute la France. 
    Un mouvement de grève dans les raffineries et le blocage de 
terminaux portuaires ou de dépôts de carburant a provoqué un 
début de pénurie dans les stations services. 
    Le Premier ministre devait recevoir samedi matin à Matignon 
les acteurs du secteur pétrolier, avec les ministres concernés, 
pour faire le point de l'approvisionnement en carburants et des 
actions entreprises ou planifiées pour l'assurer. 
    "Ma responsabilité comme chef du gouvernement, c'est de 
faire en sorte que les Français puissent s'approvisionner en 
essence, que les entreprises ne soient pas pénalisées par des 
blocages", dit Manuel Valls dans Le Parisien. "Donc nous 
continuerons avec détermination à évacuer." 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1961G il y a 9 mois

    hollande comme martinez sont sur des sièges éjectables et comme 2 animaux blessés , ces deux là iront jusqu'au bout comme le font les dictateurs pour servir leur cause . la loi travail est un prétexte pour martinez pour se relancer car la cgt est en perte de vitesse . hollande joue son siège aussi car s'il retire la loi , 2017 c'est fini pour lui . pendant ce temps là , les français sont pris en otage par 2 hommes : hollande et martinez .

  • M5723741 il y a 9 mois

    Difficile un essoufflement d'un syndicat qui manque pas d'air!!

  • 2010jpge il y a 9 mois

    M MARTINEZ :devinette; Q I 50-40-30 ???

  • phili646 il y a 9 mois

    L'essoufflement n'aura pas lieu car se profile l'Euro de Foot. On peut compter sur l'extrême gauche, CGT en tête, pour s'engouffrer dans cette brèche !!!!