Valls ne fait pas de cadeau aux Corses

le , mis à jour à 07:56
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Valls ne fait pas de cadeau aux Corses
Valls ne fait pas de cadeau aux Corses

 

Au bout de routes sinueuses à soulever les coeurs les plus accrochés, se dresse Tomino. C'est dans ce décor de carte postale, avec vue à couper le souffle sur une Méditerranée bleue azur, que Manuel Valls a choisi de conclure hier son déplacement marathon en Corse, son premier comme chef du gouvernement. Ce petit village du cap Corse s'est endimanché pour l'accueillir. « Tout le monde est sur son 31. On sait quand même recevoir ! » s'amuse Patrice Quilici, le maire de Rogliano, la commune voisine.

 

Un buffet garni de spécialités locales a été dressé pour l'occasion. Tout en se délectant de migliacci, spécialité locale au fromage frais, Manuel Valls affiche sa satisfaction. Il n'a essuyé de huées qu'à Bastia, où il était attendu par des militants CGT anti-loi Travail et des partisans du supporteur corse blessé à Reims le 13 février dernier, en marge d'un match de foot.

 

Tout au long de la journée, le Premier ministre a déroulé son message à l'adresse de l'Ile de Beauté : « Ouverture et fermeté. » Ouverture, avec la création d'une agrégation de corse, mais surtout, et c'était là un geste attendu, avec la prolongation de l'exception corse sur les droits de succession. Venu avec quatre de ses ministres, le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé la mise en place de la collectivité unique, signant la fusion des deux départements, dès janvier 2018. Un gage « très important » pour les nationalistes, qui craignent un report de la réforme en cas d'alternance à droite en 2017. « Ce n'était pas la peine de venir pour ça ! Il nous donne ce qu'il nous doit... Il se fout de notre gueule », siffle tout de même un élu corse.

 

VIDEO. Collectivité unique de Corse : Valls évoque « une nouvelle page de la décentralisation »

 

Reste qu'à Ajaccio hier matin, la température n'est pas montée au-delà des 29 °C affichés par les thermomètres du centre-ville. Ni ...

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