Valls lance la campagne pour les régionales en PACA

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FORCALQUIER, Alpes-de-Haute-Provence, 5 août (Reuters) - M anuel Valls a lancé mercredi la campagne pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, une région gouvernée depuis 1998 par la gauche mais convoitée par la droite et l'extrême droite, qui y présentent des personnalités connues. Le Premier ministre a interrompu ses vacances dans les Alpilles pour venir soutenir le député-maire de Forcalquier Christophe Castaner, qui a été désigné chef de file socialiste pour le scrutin de décembre après le retrait de Michel Vauzelle, président sortant qui ne se représente pas. Cette visite de quelques heures au pas de course était destinée à apporter au candidat PS une touche de notoriété qui lui fait défaut face à ses principaux adversaires, le député-maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) et la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen (Front national). "Les régionales, elles sont partout difficiles", a relativisé Manuel Valls en réclamant pour la région un "projet républicain de rassemblement (...) dès le premier tour". S'il estime que "rien n'est joué" en PACA, le Premier ministre sait que la bataille s'annonce compliquée face notamment à la pression d'une extrême droite qui réussit ses meilleures scores électoraux dans le sud-est de la France. "Il y a beaucoup de bateleurs dans la campagne des régionales et notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il y a beaucoup d'irresponsables, beaucoup de discours démagogiques mais je crois que les Français attendent du sérieux, de l'engagement, de l'éthique", a dit Manuel Valls. Les propos du Premier ministre visent directement la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, ce dernier n'ayant pas écarté pour sa part l'idée de présenter des listes dissidentes en PACA. Une décision qui pourrait prendre corps si le conflit qui oppose la direction du parti à son fondateur monte encore d'un cran après la convocation de Jean-Marie Le Pen le 20 août devant le bureau exécutif pour l'exclusion du patriarche de 87 ans. "Les affres de la famille 'Adams-Le Pen', on s'en fiche un peu", dit le socialiste Christophe Castaner. Selon un sondage Paris Match-iTELE-Sud Radio publié fin juin, c'est Marion Maréchal-Le Pen qui arriverait pourtant en tête au premier tour du scrutin avec 32% des voix, devant Christian Estrosi (29%) et le candidat du PS (17%). Les écarts se resserreraient au second tour avec la victoire des Républicains (35%) devant le FN (33%) et le PS (32%). "Les élections se gagnent généralement sur deux tours", affirme encore celui qui doit faire face à une forte dispersion des voix de gauche et à des dissensions au sein du PS local. Les écologistes ont décidé de présenter, ici comme dans d'autres régions, des listes autonomes. Pour les inciter à revenir sur leur décision, le chef de file socialiste s'est dit prêt à leur laisser la tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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  • M4484897 le mercredi 5 aout 2015 à 17:24

    Valls n'a pas le droit de faire campagne dans une telle élection il est au gouvernement de la France pas du parti socialiste!