Valls : la tentation du cavalier seul

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François Hollande discute avec Manuel Valls, son ancien directeur de campagne lors de la présidentielle de 2012.
François Hollande discute avec Manuel Valls, son ancien directeur de campagne lors de la présidentielle de 2012.

Pas sûr que l'amour dure trois ans entre François Hollande et Manuel Valls. L'idylle parfaite entre les deux hommes a pris fin récemment. En septembre à Berlin, puis à Londres en début de semaine, le Premier ministre a rouvert le débat sur la question de la modulation de l'indemnisation de l'assurance chômage, provoquant une certaine hystérie de la part de l'aile gauche du parti, et une prise de distance de la part du PS. Rien de neuf depuis les élections municipales. Sauf que pour la première fois depuis que le duo est constitué à la tête de l'exécutif, Valls a été recadré par François Hollande, qui lui a rappelé, à sa façon, qu'il ne fallait pas aller plus vite que la musique du dialogue social. Les discussions entre les partenaires sociaux et Pôle emploi devraient commencer dès le printemps 2015 pour aboutir en janvier 2016. ContaminéPas besoin d'être l'inspecteur Derrick pour imaginer que celui qui s'est présenté à la primaire socialiste de 2012, et qui n'a jamais caché ses rêves de présidence, commence à placer ses pions pour 2017. En jetant un pavé dans la mare sur la question du chômage, alors que la Commission européenne avait déploré le manque d'avancée sur le sujet, Manuel Valls se place dans la position de celui qui veut réformer envers et contre tous. Et lorsque le Premier ministre a été interrogé sur cette inédite dissonance, il s'est posé en réformateur qui ne fait que son devoir. Un message adressé à...

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