Valls-Hollande : histoire d'une rupture annoncée

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Valls-Hollande : histoire d'une rupture annoncée
Valls-Hollande : histoire d'une rupture annoncée

Deux mains prévenantes arrangent la cravate de l'homme qui s'apprête à monter à la tribune. C'était en janvier 2012, avant le meeting du Bourget. François Hollande est lancé en pleine conquête de l'Elysée. A ses côtés, multipliant les attentions, son fidèle directeur de la communication, Manuel Valls.

 

COMPLICE ET INDISPENSABLE

 

Candidat malheureux à la primaire du PS (5,6 %), le député de l'Essonne a jeté son dévolu sur le président du conseil général de la Corrèze dès le soir du premier tour, le 9 octobre 2011. « Une décision naturelle », nous confie-t-il à l'époque. Depuis, les deux hommes ne se sont plus quittés d'une semelle. En ces temps de campagne électorale, Manuel Valls horripile les caciques du PS, qui le surnomment alors Kommandantur. Omniprésent, toujours enclin à éloigner « son » candidat des journalistes, le maire d'Evry se rend aussi indispensable par son sens tactique, son énergie et sa capacité d'organisation. Les fidèles s'agacent de sa proximité avec la compagne du candidat, Valérie Trierweiler (au QG de campagne, ils occupent tous deux le troisième étage). Ce qui lui vaudra par la suite, persiflent les plus mauvaises langues, une « promotion express ». Avec Anne Gravoin, son épouse violoniste, ils vont au spectacle avec le couple Hollande-Trierweiler. La confiance se mue en complicité.

 

DE BEAUVAU À MATIGNON

 

A l'heure de la victoire, le nouveau chef de l'Etat décide de confier les clés de la Place Beauvau à ce nouveau venu dans son cercle politique, quitte à froisser son vieux complice François Rebsamen, qui se voyait déjà à l'Intérieur. Mais François Hollande ne regrette pas son choix. La cote de son ministre ne cesse de croître, et c'est logiquement qu'il le nomme à Matignon fin mars 2014, après les désastreuses élections municipales.

 

POPULARITÉ CROISSANTE ET PREMIERS NUAGES

 

C'est sur une question d'autorité que l'avenir de leur ...

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