Valls évoque les risques politiques et économiques d'un "Grexit"

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UN "GREXIT" FERAIT COURIR UN RISQUE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE, DIT MANUEL VALLS
UN "GREXIT" FERAIT COURIR UN RISQUE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE, DIT MANUEL VALLS

PARIS (Reuters) - Une sortie de la Grèce de la zone euro représenterait une menace pour l'économie mondiale mais aussi un risque politique, a déclaré mardi Manuel Valls, estimant qu'une "conception du monde" se jouait, à quelques heures d'un sommet crucial.

Les bases d'un accord entre la Grèce et ses créanciers existent et chacun devra prendre ses responsabilités pour être à la hauteur de ce "moment historique", a ajouté le Premier ministre, indiquant que la France ferait "tout" pour éviter un "Grexit".

François Hollande et Angela Merkel sont convenus lundi soir de respecter le résultat du référendum grec contre un plan "argent contre réformes" proposé par les créanciers d'Athènes.

Mais ils ont placé la balle dans le camp de la Grèce à la veille d'un sommet de la dernière chance de la zone euro.

"La France est convaincue que nous ne pouvons pas prendre le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro à la fois sans doute pour des raisons économiques (...) mais surtout pour des raisons politiques : c'est l'Europe qui est en cause", a déclaré mardi Manuel Valls sur RTL.

"Personne ne peut dire aujourd'hui quelles seraient les conséquences politiques, comment réagirait le peuple grec qui se sentirait humilié", a-t-il ajouté.

"L'Histoire peut être tragique", a conclu le Premier ministre. "On ne joue pas avec l'Histoire, on ne joue pas avec un pays comme la Grèce (...) L'Europe, ce n'est pas que de l'économie, c'est aussi une Histoire, ce sont des valeurs, c'est une conception du monde, et cette conception du monde, elle se joue là en grande partie, que chacun en soit bien conscient."

Le ministre français des Finances Michel Sapin rencontrera mardi son nouvel homologue grec Euclide Tsakalotos, avant l'Eurogroupe, "pour ensemble travailler, trouver des solutions", a indiqué Manuel Valls.

"Il n'y a pas de sujet de tabou sur la dette, sur le rééchelonnement", a-t-il dit.

"Les bases d'un accord, j'en suis convaincu, existent, et cet accord est nécessaire d'abord pour la Grèce parce que sa sortie de la zone euro plongerait le peuple grec dans une situation insupportable. Et c'est nécessaire aussi pour la cohésion, pour la cohérence de la zone euro, et donc de l'Europe", a-t-il ajouté.

"Il faut que le gouvernement Tsipras engage la Grèce sur la voie des réformes. Solidarité et responsabilité vont de pair et chacun aujourd'hui doit être à la hauteur des responsabilités, du moment historique."

"A lui maintenant de trouver les mots, et surtout de formuler les propositions qui permettent de sortir de cette crise."

Manuel Valls et le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone proposeront l'organisation d'un débat "dès demain" à l'Assemblée nationale avec l'ensemble des parlementaires pour "faire un point sur la situation".

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • M6749774 le mardi 7 juil 2015 à 11:46

    La Grèce est entrée dans l'Euro par effraction. Ce n'est pas anormal de corriger cette malversation et voir après quand elle sera au niveau. Garder la Grèce à tout prix c'est ouvrir des négociations impossibles avec les autres pays de l'Eurogroupe dont la France qui ne veut pas réduire son train de vie.

  • benoitdh le mardi 7 juil 2015 à 11:05

    La voix de son maître! Il dit tout et le contraire de tout en fonction des contorsions de son mentor

  • ceriz le mardi 7 juil 2015 à 10:42

    il y connait rien!

  • vmcfb le mardi 7 juil 2015 à 10:36

    Plein de certitudes..nous ne sommes pas décideurs..

  • janaliz le mardi 7 juil 2015 à 10:30

    Et les risques d'un vol de matériel et munitions militaires ! Peut-il disserter un peu sur le sujet...