Valls et des ténors PS appellent à tenir, évoquent le péril FN

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* "Il faut tenir", dit Manuel Valls * Le FN se croit au bord du pouvoir, dénonce le Premier ministre * Martine Aubry veut infléchir la politique économique (Actualisé avec Cosse, Valls) PARIS, 7 septembre (Reuters) - Manuel Valls et les ténors du Parti socialiste appellent les membres de la majorité à serrer les rangs pour défendre François Hollande, qui a écarté toute idée de démission face à défiance qui s'élève dans l'opinion à mi-quinquennat. Après une semaine dévastatrice pour le chef de l'Etat, marquée par le livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler le présentant comme un homme de gauche n'aimant pas les pauvres, le Premier ministre a dit maintenir le cap. "Je n'ai pas à me laisser impressionner par les débats internes, et encore moins par les demandes de démission ou de dissolution, et par une extrême droite qui se croit au bord du pouvoir", a-t-il dit en marge d'une rencontre à Bologne avec le chef du gouvernement italien Matteo Renzi. "Elle est où l'alternative ? Aujourd'hui, si nous ne faisons pas attention, l'alternative c'est une droite dure ou l'extrême droite", a-t-il ajouté sur BFM-TV. "C'est la mise en cause de notre pacte républicain et social. C'est ce qu'on veut ?" Décrivant un régime crépusculaire, la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait auparavant appelé une nouvelle fois le chef de l'Etat à dissoudre l'Assemblée nationale. Selon une enquête de l'Ifop pour le Journal du dimanche (JDD), 85% des Français ne souhaitent pas que François Hollande postule à un second mandat et, surtout, l'idée d'une dissolution progresse, passant en moins de trois mois de 17% à 23%. François Hollande, qui traverse une impopularité record, a rejeté vendredi toute idée de démission avancée par certains élus UMP et l'extrême droite, alors que le Front national semble progresser sondage après sondage. "Il n'y a pas de sondage, aussi difficile soit-il (...) qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République", a dit le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse. "J'agis et j'agirai jusqu'au bout". Des politologues considèrent que la marge de manoeuvre de François Hollande, qui peut, outre démissionner, dissoudre l'Assemblée nationale ou convoquer un référendum qui le relégitimerait, est faible. Mais Manuel Valls, qui semble entraîné dans la chute du président seulement cinq mois après son arrivée à Matignon, appelle les socialistes à "tenir". "Je ne crois pas que les Français souhaitent une crise institutionnelle qui se grefferait à la crise économique, sociale, qui dure depuis des années", dit-il au JDD. AUBRY VA FAIRE DES PROPOSITIONS "Les Français ont élu le président de la République pour cinq ans, c'est lui qui a la légitimité du peuple. J'en appelle à la responsabilité de la gauche et du PS", ajoute-t-il. "Il faut tenir". Julien Dray, vice-président PS du conseil régional d'Ile-de-France et proche du chef de l'Etat, a dénoncé dimanche "la démocratie d'opinion" et les "orages médiatiques qui finissent par créer l'événement". "Je ne veux pas que s'établisse une sorte d'ébullition qui donnerait le sentiment que le pays est au bord du gouffre. Le pays n'est pas au bord du gouffre", a-t-il dit au Grand Rendez-Vous sur Europe 1, i>télé et Le Monde. La maire de Lille, Martine Aubry, a cependant fait entendre sa différence en annonçant qu'elle allait faire des propositions par écrit cette semaine au gouvernement pour obtenir une inflexion de la politique économique. "Je pense qu'il y a des inflexions à faire dans la politique économique", a-t-elle dit sur Europe 1. "Je parlerai dans quelques temps, les propositions je les ferai par écrit, pas dans les petites phrases". Pour Claude Bartolone, le président PS de l'Assembléee nationale, qui écarte lui aussi toute idée de dissolution, la crise actuelle montre que les institutions sont "dépassées". "L'idée de confier, tous les cinq ans, notre destin à un sauveur suprême est finie", dit-il au JDD. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, prône lui aussi une réforme institutionnelle, appelant la gauche à la raison alors que Manuel Valls doit demander la confiance pour son second gouvernement le 16 septembre. "Je crois que la Ve République est en train de montrer qu'elle est finie (...) elle n'est plus adaptée ni au temps politique ni à la question du dialogue", a également estimé Emmanuelle Cosse, la responsable d'Europe Ecologie-Les Verts au Forum de Radio J. (Gérard Bon)

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  • fbordach le dimanche 7 sept 2014 à 19:58

    Bienvenue au kolkhoze! Le programme économique du FN est aussi désastreux que celui du PG! Ceci dit, il est sur qu'acheter un scooter aux frais du contribuable puis circuler nuitamment dans Paris pour aller culbuter une actrice de seconde zone, certes socialiste, ce n'est pas dévaloriser la fonction présidentielle! Qui sème le vent...

  • M4896128 le dimanche 7 sept 2014 à 19:12

    Mme Cosse veut revenir à la 4è avec les petits partis qui font valser les gouvernements tous les 3 mois; bref, Barnum!

  • M4896128 le dimanche 7 sept 2014 à 19:09

    Légitimité? M Valls, qd une immense majorité de français, socialistes et non socialistes, sont, depuis plusieurs mois, mécontents de la politique du chef de l'Etat,mécontents des frasques du chef de l'Etat,mécontents des résultats du chef de l'Etat ,où est la légitimité? Faut-il une révolution? M Dray, nous étions au bord du gouffre; votre parti arrivé au pouvoir, nous avons fait un pas en avant. Mme Aubry, la situation de nos entreprises est en grande partie due aux 35h, merci pour vos leçons.

  • knbskin le dimanche 7 sept 2014 à 18:55

    Que le FN soit ou pas d'"extrême-droite" n'a en fait AUCUNE importance. L'important, c'est que son programme économique est au moins aussi désastreux que celui de Pépère ... ;)

  • frk987 le dimanche 7 sept 2014 à 18:31

    Pompiers pyromanes et politique de terre brulée, c'est ça le vrai PS !!!!!!

  • M7313387 le dimanche 7 sept 2014 à 18:17

    Qui c'est qui défriche le terrain du FN depuis 30 ans? UMP, RPR, UDF, PS, toto... Comme disait mon grand père : "C'est pas quand on a fait dans la culotte, qu'on dit que c'en est" Et pourtant, il n'était pas de la promotion Voltaire, ni Sanghor d'ailleurs. Bonne chance Messieurs, la fête est finie.

  • Berg690 le dimanche 7 sept 2014 à 13:44

    OUi! comme les moutons de Panurge sautons tous ensemble dans le précipice et adieu....