Valls engagera la responsabilité de son gouvernement le 16/09

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(Actualisé avec contexte) PARIS, 3 septembre (Reuters) - Le Premier ministre français, Manuel Valls, engagera la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale le 16 septembre, a annoncé l'Elysée mercredi dans un communiqué. Cette décision, prise en Conseil des ministres, fait suite à la nomination d'un nouveau gouvernement le 26 août dernier. "Le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à engager, conformément au premier alinéa de l'article 49 de la Constitution, la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale qui sera présentée le 16 septembre devant le Parlement", peut-on lire. L'entourage de François Hollande a expliqué que "sous la Ve République, la pratique institutionnelle veut que la confiance soit demandée après la formation d'un gouvernement". Manuel Valls avait indiqué le 26 août qu'il engagerait la responsabilité de son gouvernement, ce qui est facultatif pour un remaniement, en septembre ou en octobre. "Vous verrez, la majorité elle sera là", avait-il déclaré sur France 2, balayant le risque posé par les "frondeurs" du PS. Le 8 avril dernier, son premier gouvernement avait obtenu 306 voix contre 239 mais les tensions se sont aggravées ces dernières semaines en raison du départ des ministres récalcitrants, dont celui de l'Economie Arnaud Montebourg. Ce dernier a été remplacé par l'ancien conseiller économique de François Hollande, Emmanuel Macron, et Manuel Valls a été hué par les frondeurs dimanche dernier, lors de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle. RISQUE MODERÉ Le PS ne compte que 290 députés à l'Assemblée, un de plus que la majorité absolue, et les opposants internes à la politique social-démocrate réaffirmée par le Premier ministre, qui entend accélérer des réformes impopulaires à gauche, font peser une menace sur l'issue du vote du 16 septembre. Mais le gouvernement peut compter sur les voix des 17 députés radicaux de gauche, qui ont confirmé leur présence dans la majorité en échange d'une garantie de maintien des départements ruraux dans la réforme territoriale. Une partie des 18 députés écologistes pourraient également soutenir le nouveau gouvernement, qui ne pourra en revanche pas compter sur les centristes, qui ont annoncé leur intention de voter contre avec l'UMP, même si certains élus s'abstiendront. Le gouvernement ne devrait pas obtenir de majorité absolue, comme le 8 avril dernier, mais une majorité - suffisante - des suffrages exprimés grâce aux abstentions. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a affiché ces derniers jours son optimisme sur ce point, rappelant qu'un vote de défiance provoquerait une dissolution qui, dans l'état actuel de l'opinion, entraînerait une défaite pour la majorité et le retour de la droite au pouvoir. Le vrai défi pour le gouvernement sera le vote du projet de budget 2015 à l'automne. Lors du vote du programme d'économies 2015-2017 à l'Assemblée, en avril dernier, 41 députés socialistes "frondeurs" s'étaient abstenus. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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