Valls en Corse : Gilles Simeoni attend «des avancées et des annonces»

le , mis à jour à 07:43
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Valls en Corse : Gilles Simeoni attend «des avancées et des annonces»
Valls en Corse : Gilles Simeoni attend «des avancées et des annonces»

Le nationaliste Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, attend des réponses précises lors de la venue de Manuel Valls ce lundi à Ajaccio, puis à Bastia. C'est la première fois que le Premier ministre s'y déplace depuis l'arrivée des nationalistes au pouvoir.

 

Qu'attendez-vous de la visite de Manuel Valls ?

GILLES SIMEONI. Les Corses ont envoyé un message fort par les urnes, il faut l'entendre. D'autant que nous sommes dans une démarche apaisée. Le Premier ministre est quelqu'un d'intelligent, il faut aller vers une solution politique dans le respect réciproque. Nous avons formulé un certain nombre de demandes et avons pris acte des refus. Mais nous ne nous en accommodons pas. Nous attendons des avancées et des annonces. La Corse ne peut pas toujours être otage des urgences extérieures. Sur la collectivité unique, nous avons eu des réunions de travail à Paris et espérons une mise en oeuvre de notre projet dans les délais, au 1er janvier 2018. Il comprend plus de moyens et d'autonomie. L'île a toujours eu un train d'avance en termes de décentralisation, compte tenu de ses particularités. Aujourd'hui, on est presque en retard par rapport à d'autres régions !

 

Vous souhaitez davantage d'autonomie ?

Oui, par exemple un transfert des compétences fiscales, notamment en matière de successions. En attendant, sans changer la Constitution, le report de la fin des arrêtés Miot ( NDLR : régime fiscal dérogatoire sur les successions de biens immobiliers) est quasiment inéluctable. Faute de fiscalité du patrimoine adaptée, les Corses, d'abord les moins fortunés, ne pourront pas conserver leurs biens immobiliers et fonciers familiaux. Sur ce point, nous attendons des précisions du gouvernement.

 

Vous souhaitez également un statut de résident.

Il faut stopper la spéculation immobilière. Un statut de résident permettrait aux locaux, et notamment aux primo-accédants, d'acheter sur leur ...

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  • M9244933 il y a 5 mois

    Vive l’indépendance, mais avec (encore) « plus de moyens » en cadeau de la France.

  • M9244933 il y a 5 mois

    Où va-t-on si les Corses aussi devaient payer des droits de succession sur l’immobilier, comme les autres dans le pays ami, la France ? Non mais…