Valls dit comprendre la "peur" des juifs de France

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    PARIS, 7 mars (Reuters) - Manuel Valls a déclaré lundi soir 
comprendre la "peur" des juifs de France, à qui il a promis 
l'appui de la République française face à l'antisémitisme 
présent selon lui à l'extrême droite comme à l'extrême gauche.  
    Le Premier ministre a aussi mis sur le même plan 
"antisémitisme" et "antisionisme" à l'occasion du dîner annuel 
du Conseil représentatif des institutions juives de France 
(Crif) où il s'exprimait à la place de François Hollande, retenu 
à Bruxelles par un sommet européen exceptionnel.   
    Quatorze mois après les attentats de janvier 2015, qui ont 
notamment visé des juifs, et quatre mois après les "actes de 
guerre" commis à Paris et Saint-Denis, Manuel Valls a rappelé 
les menaces pesant sur la France, qui abrite la plus grande 
communauté juive d'Europe.  
    "Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur. De porter 
la kippa, d'aller à la synagogue, d'aller faire leurs courses 
dans les commerces casher, d'envoyer leurs enfants à l'école 
publique. C'est une réalité. Et cette réalité, nous ne 
l'acceptons pas", a-t-il dit.  
    Le Premier ministre a dénoncé l'antisémitisme présent à 
"l'extrême droite" comme à "l'extrême gauche", dans les "beaux 
quartiers" et les "quartiers populaires".  
    "Il y a l'antisémitisme et il y a l'antisionisme 
c'est-à-dire tout simplement le synonyme de l'antisémitisme et 
de la haine d'Israël", a-t-il aussi déclaré.  
    "Les juifs de France ont bâti la France et ils doivent 
continuer de la bâtir et en même temps je sais la solidarité qui 
vous attache à Israël", a ajouté le chef du gouvernement. 
"Israël est une démocratie, une Nation qui parle au monde, et la 
France sera toujours à ses côtés."  
    Toute la classe politique était représentée au dîner du 
Crif, de la maire de Paris Anne Hidalgo à la présidente de la 
région Ile-de-France Valérie Pécresse, en passant par la plupart 
des candidats supposés ou déclarés à la primaire de droite pour 
l'élection présidentielle de 2017 : Alain Juppé, Bruno Le Maire, 
François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Sarkozy. 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Marine Pennetier) 
 
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  • charleco il y a 9 mois

    Quand les politiciens jouent avec "la peur", c'est qu'on est déjà en dictature.