Valls déplore la "violence" de Montebourg, Hamon et Duflot

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    PARIS, 23 août (Reuters) - Manuel Valls dénonce dans une 
interview à paraître cette semaine dans L'Express la "violence" 
verbale des anciens ministres de gauche qui se sont récemment 
déclarés candidats à l'élection présidentielle de 2017. 
    La semaine dernière, Benoît Hamon s'est lancé dans la course 
à la primaire socialiste, Cécile Duflot a présenté sa 
candidature à celle des écologistes et Arnaud Montebourg s'est 
lui aussi dévoilé en présentant le bilan de François Hollande 
comme indéfendable.   
    "Pourquoi, après avoir été solidaires et participé à 
l'action gouvernementale, une telle violence dans les mots, qui 
ne sert ni leur démarche, ni la gauche ?" déplore le Premier 
ministre dans un entretien diffusé mardi. 
    "Le moment oblige à beaucoup de gravité, de rigueur 
intellectuelle. La primaire n'est pas un congrès du PS. La 
présidentielle non plus", ajoute-t-il. 
    Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg sont entrés 
au gouvernement en 2012 avant de le quitter deux ans plus tard 
sur des désaccords avec la ligne incarnée par le Premier 
ministre et François Hollande. 
    Tous trois ont à nouveau pris soin ces derniers jours de se 
démarquer du bilan de l'exécutif.  
    "Il m'est impossible, comme à des millions de Français, de 
soutenir l'actuel président de la République", a déclaré 
dimanche l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui 
refuse pour l'heure de dire s'il passera par la primaire du PS. 
    Dans la même interview à l'Express, Manuel Valls affirme 
qu'il n'a "aucune raison de mettre en doute (la) loyauté" 
d'Emmanuel Macron, tout en soulignant les divergences entre 
l'actuel ministre de l'Economie et lui-même. 
    "Moi, je suis socialiste, c'est ma famille politique", 
insiste-t-il, faisant allusion à une récente sortie d'Emmanuel 
Macron, lequel s'est défendu la semaine dernière d'être 
socialiste. 
    "L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas 
socialiste", a affirmé vendredi le ministre, habitué aux 
déclarations jugées iconoclastes à gauche, lors d'une visite au 
Puy du Fou, en Vendée. 
 
 (Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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