Valls défend une réforme du marché du travail "du XXIe siècle"

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    * Le Premier ministre estime que l'on raconte des "bêtises" 
    * Il laisse entendre que le 49.3 pourrait être utilisé 
    * Les syndicats se réunissent mardi pour organiser la 
riposte 
 
    par Gilbert Reilhac 
    CHALAMPE, Haut-Rhin, 22 février (Reuters) - Manuel Valls a 
dénoncé lundi ceux qui disent des "bêtises" sur la réforme du 
marché du travail, défendant un projet "du XXIe siècle" sur 
lequel le gouvernement, a-t-il dit, n'hésitera pas à prendre ses 
responsabilités en cas de blocage. 
    Le Premier ministre, qui s'exprimait lors d'un déplacement 
dans le Haut-Rhin, avec le ministre de l'Economie Emmanuel 
Macron et la ministre du Travail Myriam El Khomri, a justifié 
par la nécessité de faire reculer le chômage ce texte contesté 
par une bonne partie de la majorité.     
    "Il y a beaucoup de bêtises qui sont dites ici ou là", 
a-t-il dit à l'issue d'une visite de l'usine Solvay de Chalampé, 
premier site mondial de production des intermédiaires du nylon.  
    Il a cité les craintes d'un abandon des 35 heures, du 
contrat à durée indéterminée ou de la majoration des heures 
supplémentaires, qui demeureraient, mais dont les modalités 
pourraient être négociées dans des accords d'entreprise. 
    "Il y en a qui sont encore au XIXe siècle. Moi et les 
ministres ici présents, nous sommes résolument dans le XXIe 
siècle et nous savons qu'économie et progrès social peuvent 
aller de pair", a-t-il affirmé, estimant que la France devait 
s'inspirer de "ce qui marche, en Allemagne, en Suisse, en 
Italie, en Espagne". 
    Le projet de réforme, qui doit être présenté le 9 mars en 
conseil des ministres, confirme la durée légale de 35 heures de 
travail par semaine. Mais pratiquement tout le reste est ouvert 
à la négociation collective, y compris la rémunération des 
heures supplémentaires, voire laissé à la discrétion de 
l'employeur dans certains cas, en l'absence d'accord. 
     
    RECOURS AU 49.3 
    Il étend également les possibilités de licenciement pour 
motif économique dans les entreprises et plafonne le niveau des 
indemnités qui peuvent être accordés aux salariés licenciés. 
    "C'est un acte de confiance" adressé aux chefs 
d'entreprises, aux salariés et à leurs représentants", a insisté 
Manuel Valls en parlant d'accords "gagnant-gagnant pour les 
entreprises comme pour les salariés". "Tout doit être tenté". 
    Il a laissé ensuite entendre, lors d'une visite dans une 
agence Pôle emploi de Mulhouse, que le gouvernement n'excluait 
pas le passage en force grâce à l'article 49.3 de la 
Constitution si la majorité se montre par trop réticente. 
    "Nous assumons nos responsabilités pour que les réformes 
aboutissent", a-t-il expliqué en réponse à une question. 
    Selon des médias qui l'accompagnaient dans l'avion qui 
l'emmenait en Polynésie, François Hollande s'est montré réservé 
sur le recours à l'article 49.3 pour ce projet contesté, 
préférant la recherche d'une majorité. 
    En partant de l'usine Solvay, Manuel Valls a eu un bref 
échange avec des syndicalistes visiblement peu convaincus. 
    La CGT a diffusé un tract avec la photo des trois ministres 
sous le titre "Vigipirate social renforcé". 
    "Ces trois individus, défavorablement connus des 
organisations syndicales, ont été signalés aux abords du site. 
Récemment radicalisés, ils auraient décidé de s'en prendre 
directement au droit du travail", dénonçait le syndicat. 
    Les syndicats voient dans cette disposition une façon parmi 
d'autres de contourner la durée légale de 35 heures. 
    La CGT a convié neuf syndicats à se réunir mardi pour 
évoquer notamment ce dossier et étudier des "initiatives 
communes", a-t-on appris auprès de la confédération. 
    Un responsable de la CGT a cependant jugé prématuré de 
parler d'une riposte commune au texte de la ministre du Travail 
Myriam El Khomry même si "le dossier est dans les tuyaux". 
    "Ce n'est qu'une première réunion de travail. Ensuite, on 
verra si ça évolue", a-t-il dit.   
     
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 10 mois

    Avec une idéologie du XIX eme siècle, toujours de l'humour ce Manolo !!!!!