Valls défend ses réformes à Bruxelles après le recul sur le travail

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    * Une visite d'explication après le recul sur le Code du 
travail 
    * La CE préoccupée par les déséquilibres excessifs de la 
France 
    * Les déficits baissent mais à un rythme jugé trop lent 
 
    PARIS, 22 mars (Reuters) - Manuel Valls défendra mercredi à 
Bruxelles les choix économiques de la France face à une 
Commission européenne qui reste préoccupée par ses déséquilibres 
"excessifs" et l'insuffisance des réformes susceptibles de doper 
sa croissance. 
    Cette visite prévue de longue date a été maintenue malgré 
les attentats survenus mardi matin à l'aéroport et dans le métro 
de Bruxelles, qui ont fait une trentaine de morts.   
    Elle intervient à la veille de la présentation en conseil 
des ministres français de la réforme du Code du travail, un 
texte pour lequel le gouvernement s'est vu contraint de revenir 
sur des dispositions-clés face à l'opposition des syndicats, des 
mouvements de jeunesse et d'une partie de sa majorité. 
    
     Comme l'an dernier à la même époque, le chef du 
gouvernement rencontrera le collège des commissaires européens 
lors d'un déjeuner de travail, avant une conférence de presse 
avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.  
    Soucieux d'"échanger, d'expliquer et dire où en est la 
France dans ses choix", le Premier ministre "expliquera en quoi 
nous avons fait ce que nous avions dit l'an dernier. Cela vaut 
pour les réformes, comme sur les engagements budgétaires qui 
sont les nôtres", a indiqué un de ses conseillers. 
    L'exécutif européen vient d'épingler pour la deuxième année 
consécutive la France pour les déséquilibres jugés "excessifs" 
de son économie au même titre que l'Italie, le Portugal et deux 
autres pays.   
    Il s'est fondé pour cela sur un rapport publié fin février 
indiquant que les réformes mises en oeuvre par la France pour 
améliorer sa situation économique se sont majoritairement 
soldées par des progrès limités, notamment sur le marché du 
travail et la gestion de la dette publique.   
    L'Insee publiera vendredi les chiffres du déficit public de 
la France pour 2015 dont on sait déjà qu'il sera inférieur à 
l'objectif de 3,8% du PIB retenu par le gouvernement, ceux déjà 
connus du budget de l'Etat et de la Sécurité sociale, ses 
principales composantes, étant ressortis en deçà des prévisions 
officielles. 
     
    RÉDUCTION PLUS LENTE QUE DANS LA ZONE EURO 
    Le ministre des Finances Michel Sapin a assuré que la marque 
de 3,3% prévue pour 2016 avant un retour sous 3% en 2017 serait 
respectée malgré la série de nouvelles dépenses totalisant 
plusieurs milliards d'euros annoncées depuis le début de 
l'année.   
    Certaines ont répondu à des urgences (nouvelles aides aux 
éleveurs) ou a des priorités (plan pour l'emploi) mais d'autres 
relèvent de considérations différentes : une extension de la 
garantie jeunes pour désamorcer la fronde contre la réforme du 
Code du travail et une hausse du point d'indice des 
fonctionnaires dans laquelle beaucoup ont vu un geste 
préélectoral. 
     Michel Sapin a promis que "toutes les mesures seront 
prises" en compensation pour que l'objectif de déficit public de 
2016 soit tenu.     
    Manuel Valls s'efforcera d'en convaincre la Commission qui 
ne s'est pas encore prononcée sur les dernières annonces de 
Paris mais qui vient encore de reprocher à la France, qui a 
pourtant obtenu deux délais pour revenir dans les clous 
européen, d'être "plus lente que le reste de la zone euro" dans 
la réduction de son déficit public. 
    S'agissant des réformes, le Premier ministre devra se 
montrer tout aussi persuasif sur l'efficacité du projet de loi 
sur le Code du travail malgré les reculs du gouvernement.  
    Le rapport présenté à la Commission en février jugeait que 
le fonctionnement du marché du travail "demeure peu 
satisfaisant" en France et que son taux de chômage élevé est une 
des conséquences indirectes des déséquilibres dont souffre le 
pays. 
    Manuel Valls devrait aussi évoquer les grands sujets 
européens du moment, en particulier la crise des migrants, et la 
lutte contre le terrorisme après l'arrestation, vendredi en 
Belgique, de Salah Abdelsam, considéré comme le seul survivant 
du commando responsable des attentats du 13 novembre à Paris. 
  
 
 (Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le 
Guernigou) 
 
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  • wanda6 il y a 9 mois

    C'est tout le système qui est à réformer et cela ne se fera jamais avec les mêmes au pouvoir puisque ceux qui dirigent vivent de ce système. Gauche et droite n'existent plus, clivage passéiste servant d'illusion de choix pour le votant, tous ne roulent que pour la finance et le profit. Arrêtez donc de voter pour les mêmes depuis 50 ans

  • wanda6 il y a 9 mois

    .........C est une tradition française, nos élites collaborent aux ingérences étrangers et trahissent la souveraineté nationale, mais le peuple français finit toujours par s’en débarrasser et reprendre son indépendance

  • wanda6 il y a 9 mois

    Un diplomate britannique disait il y a 15 ans : " il faut placer des français à la tête de chaque organisation internationale car ce sont les seuls qui ne défendent pas l’intérêt de leur pays" De Gaulle disait aussi ; " les élites françaises de tous temps n’ont jamais été patriotiques, seul le peuple l’est " ......

  • M415325 il y a 9 mois

    La Défense des valeurs françaises Valls Hollande a été elu par les français pas par Bruxelles enfin ils l ont cru !!!!!

  • M415325 il y a 9 mois

    Et oui les francais ont vote non à l Europe petit soldat de UE Valls dur de faire avaler une pilule aux francais quand ils ne veulent pas . Démissionné incapable

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