Valls cible une droite "destructrice" pour remobiliser le PS

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    * Meeting à Paris avec Cambadélis, Le Foll, El Khomri 
    * Valls se dit "fier" du travail accompli 
    * Il invite à "protéger le modèle social" face à la droite 
 
    PARIS, 8 juin (Reuters) - Les ténors du PS, Manuel Valls en 
tête, ont taclé mercredi une droite "destructrice" de "modèle 
social" lors d'un meeting destiné à remobiliser un camp divisé 
par le débat sur la loi Travail, source de troubles sociaux 
depuis des semaines.  
    Les projets de l'opposition, qui prépare sa primaire en vue 
de l'élection présidentielle de 2017, a constitué le fil rouge 
de la réunion organisée à Paris, où le Premier secrétaire du PS, 
Jean-Christophe Cambadélis, et le Premier ministre ont notamment 
pris la parole devant un demi-millier de militants.  
    Alors que la France reste secouée par des troubles sociaux à 
deux jours du début de l'Euro de football, Manuel Valls a décrit 
un pays "à un tournant", partagé entre les "crispations", la 
"violence qui s'immisce dans le débat public" et "un besoin 
d'oxygène, de débat, de participation, de réforme".  
    "Oui, nous nous sommes mal expliqués", a-t-il reconnu à 
propos de la loi Travail défendue par Myriam El Khomri, présente 
dans la salle. "La division dans nos rangs nous a tous fait du 
mal et nous a séparés des Français".      
    Comme avant lui le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le 
Foll, un proche du président, le Premier ministre a invité à 
être "fiers" du travail accompli dans le quinquennat de François 
Hollande, qui a déçu nombre de socialistes.  
     
    "CONCOURS LÉPINE DES MESURES LIBÉRALES"  
    "Je n'accepte pas ces procès en trahison de la gauche, ces 
anathèmes (...) à un moment où nous devons être forts, a-t-il 
dit à l'adresse des "frondeurs" socialistes. "Peut-être que nous 
sommes en train de réussir".    
    Une partie de son discours a ciblé la droite à travers les 
programmes des candidats à la primaire, tous soucieux de baisser 
drastiquement la dépense publique.  
    Face à ce "concours pour renverser la table et être en même 
temps à chaque fois de plus en plus durs", Manuel Valls a fait 
remarquer que "ce n'est pas seulement un modèle social que nous 
devons protéger mais un modèle, celui de la France."  
    Avant lui à la tribune, Jean-Christophe Cambadélis s'est 
plus franchement déchaîné contre l'opposition, à l'heure où 
l'ancien président Nicolas Sarkozy était en meeting à Lille. 
  
    Soucieux de mobiliser le "premier bataillon de ceux qui vont 
mener la contre-offensive dans ce pays", il a opposé la "gauche 
constructive" à la "droite destructrice".  
    Le patron des socialistes a mis dos à dos la droite et 
l'extrême droite, dénonçant un "concours Lépine des mesures 
libérales" et "un concours Le Pen des mesures identitaires".  
    Le programme de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, 
favori de la primaire ? "La casse sociale mais avec le sourire, 
l'austérité heureuse en somme", a-t-il ironisé. "Alors oui, au 
secours, la droite revient. Mais aujourd'hui elle prévient". 
     Applaudie debout par une salle par ailleurs dépourvue 
d'enthousiasme, Myriam El Khomri s'est déclarée quant à elle 
"réformiste, et très fière de l'être".  
    La loi défendue par la ministre du Travail doit être 
débattue à partir de lundi au Sénat, avant de revenir en juillet 
en seconde lecture à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a 
annoncé qu'il rétablirait la version, à quelques ajustements 
près, sur laquelle il a engagé sa responsabilité en première 
lecture. 
    Avant le meeting de mercredi soir, la police a tenu à 
l'écart à quelques rues de là un groupe d'environ 150 
manifestants hostiles à cette loi, où figuraient notamment des 
militants de la CGT engagés dans un bras de fer avec le 
gouvernement. 
 
 (Elizabeth Pineau) 
 
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  • janaliz il y a 7 mois

    Il parait que c'est la droite qui a mise sens dessus dessous l'économie depuis 4 ans...