Valls attaque le programme des prétendants de droite à l'Elysée

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    PARIS, 12 mai (Reuters) - Manuel Valls a saisi jeudi 
l'occasion de la motion de censure déposée par l'opposition de 
droite pour attaquer les propositions économiques et sociales 
des prétendants Les Républicains à la présidentielle, 
"irresponsables" selon lui. 
    Le Premier ministre s'exprimait avant la mise au vote de la 
motion, après la présentation mardi par Alain Juppé, favori des 
sondages, de son programme économique pour 2017.   
    Comme ses possibles concurrents à la primaire de novembre, 
Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Bruno Le Maire, l'ancien 
Premier ministre propose de réformer les 35 heures et de réduire 
la fiscalité, la dépense publique et le nombre de 
fonctionnaires. 
    "Ce que vous proposez, mesdames et messieurs les députés de 
l'opposition, c'est davantage de tension et de violence et agir 
ainsi c'est être irresponsable", a dit Manuel Valls, en 
défendant la loi Travail pour laquelle le gouvernement a utilisé 
l'article 49-3 de la Constitution comme pour la loi Macron. 
    "Pensez-vous que ce dont notre pays a besoin, c'est la 
suppression de l'ISF ?", a demandé le chef du gouvernement aux 
députés Les Républicains. Pensez-vous, a-t-il ajouté, "qu'il 
faille couper aussi violemment dans les dépenses publiques ?", 
les prétendants Les Républicains à l'Elysée évoquant le chiffre 
de 100 milliards d'euros. 
    Faut-il supprimer 300.000 emplois de fonctionnaires ? a 
poursuivi Manuel Valls, alors que le pays a selon lui besoin de 
renforcer les forces de l'ordre, la justice et l'éducation. 
    Sur le front social, "vous ne savez parler que d'assistanat, 
nous, nous parlons de solidarité", a-t-il dit, en attaquant, à 
droite, "ceux qui veulent s'affranchir des syndicats partout et 
tout le temps", et légiférer par ordonnance. 
    "La gauche représente le chemin nécessaire face à ceux qui 
n'ont pas compris comment le monde avait évolué et ceux qui nous 
proposent la violence. Il y a un chemin, c'est celui que je vous 
propose", a conclu Manuel Valls, ciblant à la fois les opposants 
de gauche et la droite.   
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • dhote il y a 7 mois

    ces jours sont comptés, mais le sait-il??

  • brinon1 il y a 7 mois

    que ne ferait il pas et que ne dirait il pas devant le danger réel se faire balayer, et de se retrouver à la place de Fillon ou Sarkozy dans 11 mois, un EX.

  • frk987 il y a 7 mois

    Pauvre Manolo, toujours dans son délire socialo.