Valls à Villejuif après l'attentat déjoué contre des églises

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(Actualisé avec porte-parole de la conférence des évêques de France) PARIS, 22 avril (Reuters) - Manuel Valls s'est rendu mercredi dans deux églises de Villejuif (Val-de-Marne), cibles probables d'un projet d'attentat déjoué après l'arrestation d'un suspect dimanche à Paris pour y exprimer son soutien à la communauté catholique. "Ce qui aurait pu arriver est un choc pour tout le monde et il est normal d'aller à la rencontre des élus de cette ville, des responsables paroissiaux pour dire à la fois notre profonde émotion et notre totale solidarité face à cette tentative d'attentat", a déclaré le Premier ministre, qui était accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. "En janvier c'est la liberté d'expression, les forces de l'ordre, les Français juifs qui ont été visés", a-t-il ajouté, faisant référence aux attentats qui ont fait 17 morts à Paris et Montrouge. "Cette fois-ci sans doute (...) c'était les chrétiens, les catholiques de France qui étaient visés, pour la première fois, (...) deux églises étaient dans le viseur de cet individu." Le suspect, un étudiant de 24 ans de nationalité algérienne, est également soupçonné du meurtre d'une jeune femme retrouvée tuée par balle dimanche matin dans sa voiture à Villejuif ID:nL5N0XJ1KB . "Il n'y a aucune hésitation à avoir, les fidèles de la religion catholique doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité", a dit Manuel Valls. "S'en prendre à une église, c'est s'en prendre à la France". Alors que les lieux de culte juifs font l'objet d'une surveillance renforcée depuis les attentats de janvier, le patrimoine chrétien de la France "doit être protégé mais il doit rester ouvert, accessible", a estimé le Premier ministre. A l'heure actuelle, 178 lieux catholiques considérés comme sensibles bénéficient d'une protection spécifique, selon le porte-parole et secrétaire général de la conférence des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, qui appelle au sang-froid. "Nous ne savons pas encore quelles étaient les motivations de cette personne", déclare-t-il dans une interview au Figaro à paraître jeudi. "Nous ne devons pas céder à la peur : nous appelons tout le monde au calme. Il n'y a pas de raisons de s'alarmer de manière disproportionnée". "Il serait dangereux de regarder l'autre avec méfiance, comme quelqu'un susceptible de causer un dommage à une église", ajoute-t-il. "L'attitude chrétienne est celle de l'ouverture, de l'accueil. Nous avons à vivre cette dimension au quotidien, ce qui n'empêche pas une certaine vigilance." (Marine Pennetier)

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