Valls a "peur" que la France "se fracasse contre le FN"

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PARIS, 8 mars (Reuters) - Manuel Valls a réitéré dimanche sa "peur" que la France ne "se fracasse contre le Front national" aux élections départementales et estimé que Marine Le Pen pourrait l'emporter à la présidentielle de 2017. "J'ai peur pour mon pays. J'ai peur qu'il se fracasse face, contre le Front national", a dit le Premier ministre dans le cadre du "Grand rendez-vous" Europe 1-Le Monde-iTELE. "Le Front national à 30%, c'est d'une extrême gravité", a-t-il souligné, évoquant les prévisions de certains instituts de sondage pour le premier tour des départementales, le 22 mars. "Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017", a-t-il lancé, dramatisant l'enjeu. "Le Front national, son programme de sortie de l'euro, de sortie de la politique agricole commune, c'est un désastre pour le pays, c'est la ruine pour les Français", a-t-il répété. "Le Front national n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays. (...) C'est un programme qui jettera les Français contre les autres", a-t-il poursuivi. Evoquant "l'esprit du 11 janvier", à la suite des attentats meurtriers de Paris et Montrouge (Hauts-de-Seine), Manuel Valls a appelé à "un réveil des consciences" face à la forte abstention qui menace. "Il faut à tout prix, par la participation beaucoup plus importante, faire en sorte que le Front national baisse", a-t-il déclaré, jugeant "dramatique" la division à gauche pour le scrutin départemental. Le chef du gouvernement a précisé que son destin à Matignon n'était pas lié aux résultats des départementales, où la gauche redoute une débâcle. "Je continuerai la mission que m'a confiée le président de la République, celle de réformer le pays". "Mon destin, ma mission ne sont pas en jeu". Le vice-président du FN, Florian Philippot, a estimé que le Premier ministre était "en état de panique électorale". "J'ai entendu un Manuel Valls en état de panique électorale, il transpirait de haine contre les patriotes et en même temps il transpirait de peur pour sa place, pour son poste, poste qu'il partage avec l'UMP", a-t-il commenté sur iTELE. (Sophie Louet)

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  • pavipier le lundi 9 mar 2015 à 11:33

    Le président d'honneur du Front national est l'objet d'une enquête préliminaire pour un enrichissement personnel suspect, selon le site Mediapart. Ouverte par la Commission pour la transparence financière de la vie politique, elle couvre une période allant de 2004 à 2009.

  • M5699192 le dimanche 8 mar 2015 à 19:20

    valls tu te souviens quand tu était ministre je t'avais dit que tu ne respectais pas les lois française et que je t'avais dit c'est pas grave tu vas me le payer avec le vote fn ben ont en est là aujourd'huit et je savoure ma vengeance

  • M8252219 le dimanche 8 mar 2015 à 16:54

    125milliards d'impôts supplémentaires depuis 2012

  • M348281 le dimanche 8 mar 2015 à 13:13

    Le FN apporte au moins une solution et la seule viable pour la France, que l'UMP et Le PS crèvent politiquement .

  • rleonard le dimanche 8 mar 2015 à 12:56

    C était peut etre avant de nous massacrer a coup d impôts et de taxes sans toucher aux scandaleux privilèges de la classe politique qu il fallait y penser. Maintenant il est trop tard, le mal est fait

  • M2266292 le dimanche 8 mar 2015 à 12:45

    la France est fracassé par le PS