Valls à Belgrade pour encourager la "vocation européenne" serbe

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PARIS, 5 novembre (Reuters) - Manuel Valls se rend jeudi et vendredi en Serbie pour encourager la "vocation européenne" de ce pays de 10 millions d'habitants engagé dans un long processus d'adhésion à l'Union. Il s'agit du premier voyage en Serbie d'un dirigeant français de haut rang depuis la visite du président Jacques Chirac en 2001. Officiellement candidate à l'entrée dans l'Union européenne depuis fin 2009, la Serbie a émis le souhait d'en devenir le 29e membre à l'horizon 2020. "Oui, la Serbie à une vocation européenne, son avenir se conçoit dans une relation avec l'UE", dit-on dans l'entourage de Manuel Valls, qui prononcera à l'université de Belgrade un discours centré sur la jeunesse. La visite du Premier ministre français, qui s'entretiendra avec son homologue Aleksandar Vucic, ex-ultranationaliste converti à l'Europe, revêt aussi une dimension économique. Une trentaine de chefs d'entreprises (Bouygues, Vinci, Lafarge, BNP Paribas, Alstom, Veolia, Crédit Agricole, notamment) seront du voyage dans un pays en pleine modernisation. La France est seulement au dixième rang des pays investisseurs de la Serbie, avec laquelle les échanges commerciaux plafonnent à 500 millions d'euros annuels, contre près de trois milliards pour l'Allemagne. "Il y a un potentiel d'amélioration indéniable", souligne-t-on à Paris. Un mémorandum d'accord devrait être signé lors de ce voyage pour la construction du métro de Belgrade, un chantier évalué entre 700 et 800 millions d'euros. Avant de rentrer à Paris, Manuel Valls fera étape à Vienne pour une rencontre annoncée comme "politique" avec le chancelier autrichien, Werner Faymann, et des responsables sociaux-démocrates comme le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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  • birmon le mercredi 5 nov 2014 à 11:23

    La Serbie à certainement plus naturellement sa place dans la Communauté Européenne que la Turquie.