Valls à Athènes pour assurer les Grecs du soutien de la France

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    PARIS, 2 juin (Reuters) - Manuel Valls se rend jeudi et 
vendredi en Grèce pour assurer la coalition menée par Alexis 
Tsipras du soutien de la France dans la crise économique et 
financière que continue de traverser le pays et examiner la 
réponse européenne à l'afflux de migrants. 
    Le Premier ministre français, accompagné du ministre des 
Finances, Michel Sapin, s'entretiendra avec son homologue grec, 
une semaine après l'accord trouvé entre la Grèce et ses 
créanciers internationaux sur un ensemble de réformes réclamées 
à Athènes pour débloquer 10,3 milliards d'euros. 
    Des sources proches des négociations expliquaient mardi 
qu'un accord se dessinait sur des mesures supplémentaires qui 
doivent permettre d'effectuer ce nouveau versement, dont l'Etat 
grec à un besoin urgent pour honorer des échéances de prêts du 
Fonds monétaire international (FMI) en juin et d'obligations de 
la Banque centrale européenne (BCE) en juillet, et couvrir des 
arriérés de paiements en augmentation constante.  
    Une première tranche de 7,5 milliards d'euros devrait être 
allouée en juin et une autre de 2,8 milliards ultérieurement.  
    La Grèce, dont les déboires financiers ont failli avoir 
raison de la zone euro il y a quelques années, a déjà bénéficié 
depuis 2010 de deux plans de sauvetage en échange de mesures 
censées réduire ses déficits et améliorer sa compétitivité.  
    Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord la 
semaine dernière sur le principe d'un allègement de la dette en 
2018, dans le cas de figure où le pays en aurait besoin pour se 
conformer aux critères du plan de sauvetage. 
     
    "BON SIGNAL" 
    "Désormais, chacun reconnaît la nécessité de traiter le 
sujet de la dette", déclare Manuel Valls dans un entretien 
publié jeudi dans le journal Kathimerini. 
    "Cet accord envoie un bon signal à l'extérieur : il rend 
crédible, d'ici la fin du programme en 2018, un retour sur les 
marchés de la Grèce pour se refinancer et donc cesser de 
dépendre de l'assistance financière", ajoute-t-il. 
    La France apporte son assistance technique à la Grèce 
souligne-t-il, en particulier pour réformer son administration 
et sa fiscalité, et "nous incitons davantage d'entreprises 
françaises à envisager des perspectives d'investissement". 
    Il a cité l'énergie, des transports, de l'environnement, de 
l'agroalimentaire et du tourisme au nombre des secteurs 
"prometteurs" dans lesquels investir en Grèce. 
    Selon les services du Premier ministre français, Manuel 
Valls fera en outre un point sur les questions migratoires et 
sur "l'aide que la France peut apporter pour permettre à la 
Grèce de faire face au défi que représente l'accueil de très 
nombreux réfugiés sur son territoire". 
    Le chef du gouvernement français souligne que la Grèce 
recevra 700 millions d'euros d'aide humanitaire sur trois ans. 
    "Nous nous mobilisons aussi pour soutenir Frontex et le 
Bureau européen d'appui à l'asile. La France est prête à mettre 
à leur disposition 300 personnes supplémentaires et près de 200 
personnes ont déjà pu apporter leur concours sur place en 
Grèce", dit-il.  
     
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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