Vallourec : un lobby bien peu efficace

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Mis en cause, jeudi, par Delphine Batho, Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec, a fait préciser par l'agence de communication du groupe, « n'avoir jamais fait aucun commentaire sur un éventuel départ du gouvernement de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. ». L'ex-ministre avait expliqué sa mise à l'écart du gouvernement par des pressions des lobbies du nucléaire et du gaz de schiste, en l'occurrence l'influence, au plus haut niveau de l'Etat, du dirigeant exécutif de Vallourec, un groupe qui fournit des tubes en acier aux entreprises de ces deux secteurs-là.

L'action Vallourec, en hausse de plus de 6% sur les cinq dernières, est restée parfaitement insensible à ces accusations. La Bourse n'aurait-elle pas pourtant dû sanctionner la totale inefficacité de ce prétendu lobby qui n'a même pas réussi à décourager le gouvernement d'interdire l'utilisation, en France, de la fracturation hydraulique ? Vallourec pourrait, en effet, vendre ses tubes sans soudure ? comme il le fait brillamment aux Etats-Unis ? aux groupes comme Total, s'ils étaient autorisés à exploiter les réserves de gaz de schiste dont le sous-sol français regorge.

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  • paumont1 le lundi 8 juil 2013 à 09:28

    c'est vrai que par rapport au marché américains le marché français des tubes pour la fracturation hydraulique aurait représenté l'alpha et l'oméga pour la société vallourec...un peu de sérieux dans vos commentaires...