Valérie Pécresse brûle les étapes, jugent d'ex-ministres UMP

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Valérie Pécresse brûle les étapes, jugent d'ex-ministres UMP
Valérie Pécresse brûle les étapes, jugent d'ex-ministres UMP

PARIS (Reuters) - Le moment n'est pas venu de prendre position pour l'élection présidentielle de 2017, ont estimé jeudi les anciens ministres Xavier Bertrand et Bruno Le Maire, alors que Valérie Pécresse vote sans attendre pour François Fillon.

L'ex-ministre du Budget déclare dans une interview au Figaro que "le meilleur pour nous faire gagner en 2017, c'est François Fillon". La députée des Yvelines précise qu'elle soutiendra l'ancien Premier ministre lors de l'élection à la présidence de l'UMP, en novembre, et n'exclut pas un "ticket".

Pour Xavier Bertrand, considéré comme un soutien de François Fillon, "la question n'est pas encore aujourd'hui de savoir qui portera nos couleurs en 2017. La question c'est de savoir où on va, sur quelles valeurs et parler à l'ensemble des Français. C'est un travail immense".

L'UMP, qui n'a pas échappé aux règlements de comptes après la vive défaite des législatives, a annoncé mercredi le lancement d'une "réflexion programmatique" sur ses valeurs.

Plusieurs responsables du parti jugent nécessaire une clarification sur son positionnement envers le Front national avant le renouvellement de la direction.

"Avant l'heure, c'est pas l'heure. Et même pour le congrès de novembre, le moment du choix des candidats, ce n'est pas pour aujourd'hui", a dit sur Europe 1 Xavier Bertrand, candidat malheureux à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée.

Prié de dire s'il pensait à la présidentielle, le député de l'Aisne a répondu : "Pas encore..."

PAS DE "CANDIDAT DE DROIT DIVIN"

Bruno Le Maire, lui aussi, "ne pense pas que ce soit le moment de prendre parti".

"Valérie Pécresse est une femme très respectable. Mais je le dis clairement, on n'est pas dans le temps du choix des personnes. On est dans le temps de la clarification de notre projet pour que nous sachions ce que nous avons à dire aux Français", a-t-il déclaré sur BFM TV et RMC Info.

"Avant de parler des personnes, des postes, des places, des compétitions, des querelles de chef qui n'intéressent aucun de nos militants, aucun de nos sympathisants, essayons de voir ce que nous proposons comme projet", a-t-il souligné.

Roselyne Bachelot, dont paraissent jeudi des carnets de campagne sans concession sur Nicolas Sarkozy et son entourage ("A feu et à sang"), a déclaré pour sa part qu'il n'y avait "plus de candidat de droit de divin" à l'UMP.

"Le président du mouvement n'a pas vocation forcément à être le candidat à la présidentielle de 2017", a-t-elle ajouté sur i>TELE. Un avis partagé notamment par Alain Juppé.

L'ancienne ministre des Solidarités ne le cache pas, elle soutient de longue date François Fillon, un ami, mais elle considère que "chaque candidat à la présidence de l'UMP devra présenter une feuille de route des idées, une feuille de route idéologique".

François Fillon est "le meilleur candidat pour 2017 mais il devra aussi faire une phase de candidature pour 2017 où il expliquera son programme", a dit Roselyne Bachelot, qui est favorable à des primaires ouvertes en 2016.

Sophie Louet

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