Valdo : "Je connaissais tous les coins, les trous du Parc des Princes" (partie 2)

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Valdo : "Je connaissais tous les coins, les trous du Parc des Princes" (partie 2)
Valdo : "Je connaissais tous les coins, les trous du Parc des Princes" (partie 2)

Valdo Cândido de Oliveira Filho, dit "Valdo"... Milieu offensif emblématique du PSG version Canal + (1991-1995), il était l'un des piliers de la Seleção entre 1986 et 1993 (45 sélections, 4 buts). On avait rencontré Valdo à Saint-Maur, six mois avant la Coupe du monde au Brésil pour parler de la Seleção et des deux France-Brésil qu'il avait disputés en Coupe du monde 1986 en tant que remplaçant (1-1, 3 tab à 4) et le France-Brésil de 1991 (0-2), en match amical au Parc des Princes. Dans cette seconde partie, il raconte son match contre les Bleus en 1992, Jorghino, la samba dans les tribunes, son amitié avec Mozer, joueur de l'OM ! Valdo raconte aussi les dessous incroyables de l'arrivée de Raï au PSG

On parle d'un deuxième France-Brésil, mais que tu as joué ce coup-ci, au Parc des Princes en août 1992. Vous aviez gagné 2-0 Oui, je m'en rappelle très bien, c'était un mach amical. Je jouais déjà en France depuis un an au Paris Saint-Germain. Tu sais, jouer contre la France, c'est différent des autres équipes. C'est spécial Parce que la France et le Brésil, nous sommes deux équipes qui essayons de bien jouer au ballon. Moi, en tant que brésilien, j'aime bien notre rivalité contre l'Argentine. Mais ça va trop loin, parfois. Il y a parfois de la haine, donc du jeu dur, des méchants tacles et là, on ne joue pas au ballon. Pour moi, l'objectif du football, c'est de bien jouer au ballon, de faire du spectacle et nous, chaque fois qu'on joue contre la France, il y a toujours des bons matchs. En 1992, la France avait comme un petit avantage sur nous : elle nous avait battus aux Jeux olympiques de 1984 et au Mundial de 1986. Mais là, c'est nous qui l'avions battue
Vous aviez fait une superbe démonstration. Votre latéral droit, Jorghino, nous avait fait très mal Mais il n'y avait pas de revanche, hein ! C'était amical, c'était la France. Mais c'est vrai qu'on était nettement supérieurs aux Français. Tu te rends compte de l'équipe qu'on avait ce soir-là ? Taffarel, Ricardo, Branco, Rai, Romário, Bebeto La plupart seront champions du monde en 1994, sauf mon ami du PSG, Ricardo, qui devait la jouers mais qui s'est blessé juste avant ce Mondial US. Tu sais, en 92, on jouait ensemble depuis des années, pour certains. Et oui, Jorghino était fabuleux Nos arrières droits l'ont souvent été : Carlos Alberto, Cafu, Leandro...
Il y avait beaucoup de supporters brésiliens au Parc ce soir-là, comme souvent à Paris Ah, mais toujours ! Toujours. Les Brésiliens sont fiers, ils sont là, qu'on soient bons ou moins bons par moments. Ils sont là, avec les drapeaux, partout dans le monde. À Paris, comme dans d'autres villes, il y a beaucoup de Brésiliens. C'est comme une petite colonie. En France, ils sont arrivés il y a plusieurs dizaines d'années. Parfois, ils se sont installés, ont fondé des familles ici Quand une équipe brésilienne vient jouer ici ou si c'est un joueur brazileiro, ils accourent, ils chantent, ils encouragent !
En 1992, tu...



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