Valbuena, par amour du rire

le
0
Valbuena, par amour du rire
Valbuena, par amour du rire

Valeureux champion d'automne, l'Olympique de Marseille et ses supporters broient du noir. La faute à de cuisantes défaites, à d'inexplicables fin de matchs, mais aussi à cause d'un oubli : celui de rire. Et dans un monde phocéen où tout est grave, l'absence de Mathieu Valbuena, passeur de génie et clown malgré lui, a peut-être son importance.

C'est souvent raté, un remake. Alors quand en plus, on essaye de brûler les mêmes planches qu'un illustre acteur de la région dans laquelle on joue, le loupé est inévitable. Le gag de la grosse voiture et du footballeur est un classique. À Marseille au moins autant qu'ailleurs, puisque Mathieu Valbuena, parti gratter un gros cachet du côté du Bolchoï, a même trouvé le moyen de faire l'actualité cette semaine, son Porsche Cayenne d'une valeur de 100 000 euros ayant été saisi par la justice. Dans le rôle du successeur, Benjamin Mendy a essayé de faire de l'ombre au Petit Vélo en égratignant sa Mercedes sur les poteaux qui dessinent l'entrée de la Commanderie. Manque de pot, cela n'a fait rire personne. Au mieux, quelques supporters ont essayé de dégainer une vanne. Au pire, ils ont trouvé cela désolant. Comme tout ce qu'il se passe dans la cité phocéenne depuis le début de l'année 2015. En fait, à l'OM, on ne sait plus rire. Et ce n'est pas que de la faute aux résultats. C'est aussi parce que Mathieu Valbuena n'est plus là.
Les potes de colonie de vacances
L'histoire de Valbuena et de l'Olympique de Marseille, c'est celle de deux copains de colonie de vacances. Ensemble, ils se sont fendu la poire, ils ont fait les quatre cents coups, puis un jour, celui qui montre que toutes les bonnes choses ont une fin, ils se sont séparés. Mais ils vont se manquer. Comme souvent dans ces moments, on se promet de s'écrire. Mathieu regardera l'OM de Bielsa dans son canapé en crocodile, pendant que tout Marseille promet de visionner les premières performances moscovites de son meneur de poche. Puis on finit par s'écrire de moins en moins. Alors il ne reste plus que la nostalgie du passé. Alors, comme tout souvenir qui se respecte, celui du 19 février saute à la gueule des Marseillais sans qu'ils n'aient rien demandé.



Ce jour-là, Petit Vélo dispute la Ligue Europa avec le Dinamo Moscou face à Anderlecht, quand soudain : chute à l'arrière, Valbuena se vautre comme lui seul sait le faire. Internet devient fou, et les Phocéens, qui croient encore au titre à cette époque-là (pas si lointaine...), sont nostalgiques. Si pendant quelques mois, ils ont mieux joué au football que lors la dernière décennie, ils se…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant