Val d'Isère : Julien Lizeroux assure qu'il n'a jamais pensé arrêter sa carrière

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Val d'Isère : Julien Lizeroux assure qu'il n'a jamais pensé arrêter sa carrière
Val d'Isère : Julien Lizeroux assure qu'il n'a jamais pensé arrêter sa carrière

Julien Lizeroux, comment avez-vous vécu votre 17eme place au slalom de Lévi pour votre grand retour à la compétition ? C'était très bon. J'étais déjà super heureux d'être au départ puisque ça faisait 34 mois et 18 jours précisément que je n'avais pas pris le départ d'une manche de coupe du monde. J'étais heureux de pouvoir faire les deux manches et encore plus de terminer 17eme. C'est une très belle performance en ce qui me concerne. Tout le monde était content.

Qu'est-ce qui vous a fait tenir durant votre longue convalescence ? La passion et le plaisir. Je suis né avec des skis au pied et je n'avais pas envie d'arrêter ma carrière sur une blessure. C'était complexe et ça a pris beaucoup de temps. Mais avec de l'huile de coude et de l'abnégation, je suis revenu. J'espère que ça permettra à des jeunes et à des moins jeunes de ne rien lâcher dans une telle situation.

Quelle était la nature de votre blessure ? J'avais une désinsertion du tendon du quadriceps. C'est le muscle le plus puissant du corps. Ce sont des blessures qui arrivent habituellement vers 50 ou 60 ans quand on a fait beaucoup de sport. Au bout de six mois, on m'a informé que l'opération était un cuisant échec. Il a fallu repasser sur le billard et y aller très doucement. J'ai franchi palier après palier et ça m'a permis de revenir un skieur de haut-niveau. Avez-vous pensé arrêter ? Il y a eu des dizaines de moments de doute voire un peu plus. Quand on a tête sous l'eau, il faut prendre son temps, descendre tout en bas, pousser un grand coup et remonter. Ce n'est pas rose tous les jours mais j'ai la chance d'avoir une famille omniprésente et beaucoup d'amis qui m'ont soutenu. Que signifie pour vous le retour à Val d'Isère ce week-end où vous avez décroché deux médailles d'argent (en super combiné et en slalom) lors des Mondiaux en 2009 ? Toutes les conditions sont réunies pour une belle fête du ski en France. Mes deux médailles, c'était il y a cinq ans. Je suis surtout content de courir en France puisque c'est la seule course de la saison à la maison. On se sert de ce soutien pour se transcender. J'ai fait plus d'une dizaine de courses ici et je n'ai été bon que deux fois. C'est important de tourner la page. En ski alpin, on repart de zéro tous les week-ends. Mes médailles sont derrière moi et j'ai envie de me projeter.

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