Va-t-on se remettre à négocier les prix immobiliers ?

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INFOGRAPHIE - Pour la première fois depuis des mois, le baromètre Orpi mesurant l’écart entre prix de mise en vente et prix final de transaction enregistre une légère hausse. Dans le même temps les prix arrêtent de baisser, ce qui pourrait augurer d’un retour des négociations.

Il fallait bien que ça arrive: après des mois de baisse puis de stabilité, les marges de négociations immobilières frémissent (très légèrement) à la hausse. Calé sur une moyenne nationale de 4,5%, le baromètre des écarts de prix entre le montant réclamé et le montant final de la transaction calculé par le réseau Orpi en partenariat avec Le Figaro immobilier et Explorimmo vient de passer à 4,53%. Un chiffre qui reste malgré tout faible.

«Acheteurs et vendeurs ont compris qu’ils avaient intérêt à se caler au juste prix pour avoir un marché agile et ça, ils l’ont compris pour longtemps», veut croire Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Cela ne l’empêche pas de noter: «Les prix arrêtent de baisser, se stabilisent et pourraient même repartir vers une légère hausse. Et dans ce cas, la négociation pourrait avoir tendance à repartir légèrement.»

Pas d’envolée en vue

Pas de quoi craindre une flambée des prix ou des négociations de marchand de tapis pour autant. «Les taux bas redonnent mécaniquement un peu de pouvoir d’achat aux acheteurs mais il a tendance à rester faible et donc à maintenir des prix sages.» Si Nice reste la ville où l’on discute le plus les tarifs (5,26% d’écart), Nantes passe cette fois-ci en deuxième position (4,92%) prenant la place de Bordeaux (4,27%). Et quand on s’intéresse aux villes moyennes ,les écarts peuvent s’envoler jusqu’à atteindre 11,2% à Boulogne-sur-Mer, 10,6% au Canet-en-Roussillon ou encore 9,1% à Bobigny et Béziers contre 8,9% à Périgueux.

À l’inverse c’est toujours à Paris et surtout à Lyon que l’on négocie le moins. D’ailleurs le baromètre Orpi propose ce mois-ci un focus sur la capitale des Gaules où les écarts de prix se resserrent encore pour tomber à 2,22%. Un taux remarquablement bas et homogène quasiment quel que soit le type de bien proposé. Seules exceptions au tableau: les maisons de 4 pièces qui se négocient encore moins (1,1% seulement) et les petites maisons de 3 pièces où la discussion est la plus forte (8,2%).

Les maisons, plus difficiles à estimer

«Pour les maisons, l’estimation est souvent plus difficile et le propriétaire a tendance à avoir plus d’ambition pour vendre au mieux son bien», explique Jean-Christophe Clech, à la tête de l’agence Orpi de la Place, dans le centre de Lyon. Et comment explique-t-il que sa ville soit celle où l’on négocie globalement le moins? «Nous avons un marché très dynamique qui bouge bien et les acheteurs le savent, souligne-t-il. L’offre est sensiblement plus faible que la demande ce qui place les vendeurs en position de force mais ces derniers savent rester raisonnables.»

Preuve de cette fluidité, les ventes se concluent en moyenne dans un délai très raisonnable de 80 à 85 jours. «Mais dans les quartiers les plus tendus comme le Vieux Lyon, le plateau de la Croix-Rousse, le nord de la Presqu’île ou le 6e arrondissement, un bien proposé au juste prix part en général dans la semaine.»

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