Utiliser des logiciels copiés peut être dangereux

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Utiliser des logiciels copiés peut être dangereux
Utiliser des logiciels copiés peut être dangereux

Pour les chefs d'entreprise, notamment des TPE-PME, la tentation de pirater est grande. « Rien qu'avec les 2?500 ? du pack Adobe et les 500 ? de la suite Office, chacun de nos postes pourrait coûter jusqu'à plus de 3?000 ? », témoigne un jeune dirigeant parisien qui a décidé de « cracker » trois quarts de ses logiciels. « C'est d'autant plus tentant qu'ils sont très faciles à récupérer. »

En France, 37?% de logiciels copiés sans licence ont été répertoriés en 2011, selon la Business Software Alliance (BSA), fédération des principales entreprises mondiales éditrices de logiciels. « Plus l'entreprise est grande et plus le taux de non-conformité des logiciels est faible », analyse François Rey, président du comité France de BSA. Les TPE-PME fraudent donc davantage, surtout dans certains secteurs comme l'ingénierie, le bâtiment ou encore le design. Or, les logiciels sont protégés par des droits de la propriété intellectuelle détenus par leurs éditeurs. Ce faisant, les patrons qui téléchargent une copie illégale sur Internet, qui « crackent » un programme en récupérant ses codes d'activation ou qui l'utilisent sur plus de postes que prévu dans la licence s'exposent à divers risques.

Des failles de sécurité. Selon une étude de Microsoft, un logiciel non conforme a trois fois plus de risque d'être infecté par un virus. « Cela a un coût pour l'entreprise, lié à l'indisponibilité de son système informatique ou encore à la divulgation de données client », analyse François Rey.

Des poursuites possibles. « La contrefaçon de logiciel est un délit », détaille l'avocat Jean-Sébastien Mariez, avocat au cabinet De Gaulle Fleurance & associés. Pénalement, l'auteur du délit peut encourir jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 300?000 ? de dommages et intérêts. Des peines qui ne sont cependant pas appliquées. Mais « l'entreprise s'expose à des ...

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