Usage de gaz en Syrie : l'ONU appelée à enquêter sur place

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Usage de gaz en Syrie : l'ONU appelée à enquêter sur place
Usage de gaz en Syrie : l'ONU appelée à enquêter sur place

L'armée de Bachar al-Assad a-t-elle utilisé des gaz neurotoxiques pour mater les rebelles lors de sa violente attaque menée ce mercredi dans la région de Damas, au sud-ouest de la Syrie ? Alors que le gouvernement dément fermement ces accusations venues de l'opposition, plusieurs pays européens, dont la France, ont demandé à l'Organisation des nations unies (ONU) d'aller enquêter sur place le plus vite possible pour confirmer ou infirmer l'information. Une dizaine d'experts onusiens se trouvent déjà sur le territoire syrien depuis dimanche dernier, chargés d'enquêter sur l'usage d'armes chimiques dans la guerre qui oppose forces loyalistes et factions rebelles depuis 2011, et ce avec l'accord du régime qui assure n'y avoir jamais eu recours et n'avoir rien à cacher. Mais ces enqêteurs ne sont actuellement autorisés à mener leurs investigations que sur trois sites, dont la région de Damas ne fait pas partie.

En parallèle, cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU (la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Luxembourg et la Corée du sud) ont réclamé la possibilité de se réunir d'urgence pour discuter de la situation. Cette réunion pourrait avoir lieu dès ce mercredi après-midi sous la forme de consultations à huis clos.

Le président François Hollande, estimant que «ces informations demandent évidemment à être vérifiées et confirmées», a annoncé en fin de matinée qu'il allait «demander à l'ONU de se rendre sur les lieux de l'attaque» pour enquêter, a expliqué la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Une procédure que le Quai d'Orsay souhaite voir «immédiatement» mise ?uvre. Plus sévère que le chef de l'Etat, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'utilisation de ces armes chimiques serait «non seulement un massacre, mais en plus une atrocité sans précédent» car «cela porterait sur un nombre très important de personnes, des femmes, des enfants». Le raid ...

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