USA2016-Trump tente de rentrer dans le rang après une semaine agitée

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    * Il annonce son soutien à plusieurs hauts responsables du 
GOP 
    * Son équipe de campagne amorce un recentrage sur son 
programme économique 
 
    par Emily Stephenson et James Oliphant 
    GREEN BAY, Wisconsin / WASHINGTON, 6 août (Reuters) - Donald 
Trump, qui tente de revenir dans les bonnes grâces du Parti 
républicain après une semaine de turbulences, a annoncé vendredi 
son soutien au chef de file du GOP Paul Ryan, ainsi que deux 
autres sénateurs, se ravisant après leur avoir tourné le dos. 
    "J'ai besoin d'un Sénat et d'une Chambre républicains pour 
accomplir tous les changements que nous devons faire", a dit 
Donald Trump lors d'un meeting à Green Bay, dans le nord du 
Wisconsin, circonscription où Paul Ryan est candidat à sa 
réélection. 
    Il a également apporté son soutien au sénateur de l'Arizona 
John McCain et à la sénatrice du New Hampshire Kelly Ayotte, 
qu'il a qualifiée d'"étoile montante". "Nous aurons des 
désaccords, mais nous divergerons en tant qu'amis", a-t-il dit. 
     Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, ne 
prévoit pas de rejoindre le candidat républicain lors de son 
meeting de vendredi, signe des tensions qui persistent entre les 
deux hommes.  
    Son adversaire dans l'Etat, l'homme d'affaires Paul Nehlen, 
y était lui bien présent, a annoncé un porte-parole, Trump ayant 
salué cette semaine sa "très bonne campagne". 
    Donald Trump s'est refusé en début de semaine à soutenir la 
candidature de Paul Ryan, disant au Washington Post qu'il "n'y 
était pas encore", reprenant l'expression utilisée par Ryan à 
son égard plus tôt pendant la primaire.  
    Paul Ryan est vu par de nombreux Républicains comme un 
possible candidat présidentiel dans le futur, et ces dissensions 
ont causé de profondes frustrations au sein du parti. 
    Donald Trump a en outre jugé que l'ex-candidat présidentiel 
John McCain n'avait pas fait assez pour les vétérans et critiqué 
Ayotte pour avoir pris ses distances à son égard. La totalité 
des sièges de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat 
seront renouvelés le 8 novembre, parallèlement à la 
présidentielle. 
    Le colistier de Donald Trump, Mike Pence, qui paraît chargé 
éteindre les incendies qu'il allume  , avait plus tôt 
déclaré qu'il soutiendrait la réélection de Paul Ryan. 
    "Si vous ne m'aimez pas, pas de problème. Votez Pence, c'est 
la même chose", a lancé le candidat républicain vendredi lors 
d'un meeting à Des Moines, dans l'Iowa. 
     
    REBONDIR SUR L'ÉCONOMIE 
    Il a en outre annoncé vendredi la constitution d'une équipe 
de conseillers qui se consacreront spécifiquement aux questions 
économiques et inscrit à son agenda de lundi un discours sur son 
plan de relance de la croissance américaine.    
    Parmi les membres de ce panel figurent Dan DiMicco, ancien 
dirigeant du secteur de la sidérurgie, Howard Lorber, PDG de la 
compagnie Vector, présente dans le tabac, ainsi que des gérants 
de fonds spéculatifs, John Paulson et Steve Feinberg, et Stephen 
Moore, du Club for Growth, qui milite pour une baisse de la 
fiscalité. 
    "Le discours de M. Trump se focalisera sur les moyens de 
rendre le pouvoir aux Américains en libérant les instruments 
nécessaires pour que chacun gagne sur le plan économique", 
annonce son équipe de campagne. 
    Depuis la convention démocrate de Philadelphie, le candidat 
républicain s'est enferré dans une polémique avec les parents 
d'un capitaine d'origine pakistanaise de l'armée américaine mort 
au combat en Irak en 2004 qui l'ont accusé de n'avoir jamais 
fait de sacrifice.   
    La controverse, à trois mois à peine de l'élection 
présidentielle, l'a fait glisser dans les sondages et ravivé la 
contestation interne des élus du Parti républicain. 
    Richard Hanna, élu de New York à la Chambre des 
représentants, est devenu lui le premier élu républicain du 
Congrès à annoncer qu'il voterait Hillary Clinton le 8 novembre. 
    Selon un sondage Reuters/Ipsos publié vendredi et mené du 31 
juillet au 4 août, l'avance d'Hillary Clinton s'est toutefois 
réduite à moins de 3 points de pourcentage face à Trump. 
     
 
 (avec Susan Heavey et Susan Cornwell; Henri-Pierre André et 
Julie Carriat pour le service français) 
 
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