USA2016-Trump s'en prend à Ryan et aux républicains "déloyaux"

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    par Doina Chiacu et Susan Heavey 
    WASHINGTON, 11 octobre (Reuters) - Donald Trump a dénoncé 
mardi les républicains qui ont pris leurs distances avec sa 
candidature au lendemain de l'annonce par le président de la 
Chambre des représentants Paul Ryan qu'il n'allait pas faire 
campagne en sa faveur pour se concentrer sur les élections au 
Congrès. 
    Depuis l'indignation suscitée par la publication, vendredi, 
d'une vidéo dans laquelle il tient des propos obscènes envers 
les femmes, le magnat de l'immobilier apparaît plus isolé que 
jamais au sein d'un parti dont les dirigeants n'ont jamais voulu 
de lui au point, pour certains, d'annoncer qu'ils allaient voter 
pour Hillary Clinton le 8 novembre. 
    Loin de faire amende honorable, Donald Trump a attaqué avec 
virulence sa rivale démocrate dimanche lors du deuxième débat 
télévisé de la présidentielle, lui promettant notamment d'aller 
en prison pour avoir utilisé sa messagerie privée quand elle 
était secrétaire d'Etat, ou encore rappelant les turpitudes 
passées de son mari, Bill Clinton. 
    Puis, après la prise de distances ostensible de Paul Ryan, 
il a retourné sa colère contre les responsables de son propre 
camp, qu'il a accusés de désertion au moment où les sondages se 
creusent en faveur de Clinton. 
    "Bien qu'ayant remporté le second débat de manière 
écrasante, il est difficile de bien faire quand Paul Ryan et 
d'autres ne vous sont d'aucun soutien", a accusé le milliardaire 
new-yorkais sur son compte Twitter. 
    "Notre chef de file faiblard et inefficace, Paul Ryan, vient 
d'avoir une bien mauvaise conférence téléphonique pendant 
laquelle ses membres (du Congrès) sont devenus fous devant sa 
déloyauté", a-t-il renchéri un peu plus tard, toujours sur 
Twitter. 
    "Les républicains déloyaux sont bien plus difficiles que 
Hillary la véreuse. Ils vous attaquent de tous les côtés. Ils ne 
savent pas comment gagner - Je vais leur montrer!" 
     
    "DES QUESTIONS BIEN PLUS IMPORTANTES QUE CELLE-LÀ" 
    Cultivant son image de candidat anti-système, Trump s'en est 
pris dans le même temps aux médias en les accusant sur sa page 
Facebook "d'essayer de manipuler l'élection" et de soutenir 
Hillary Clinton. 
    Contrairement à Paul Ryan, le président du Comité national 
républicain (RNC), Reince Priebus, a indiqué lundi aux membres 
du comité que celui-ci continuait à soutenir et à lever des 
fonds pour la campagne de Trump, ont dit deux de ces membres 
sous le sceau de l'anonymat. 
    Quant au candidat à la vice-présidence des Etats-Unis, Mike 
Pence, il est sorti lundi du silence dans lequel il s'était 
enfermé pendant tout le week-end pour assurer l'ancienne vedette 
de la téléréalité de son total soutien. 
    Un autre allié de Trump, le gouverneur du New Jersey Chris 
Christie, qui fut candidat malheureux à l'investiture du Parti 
républicain, a lui aussi renouvelé son appui au milliardaire 
tout en jugeant "complètement indéfendable" la vidéo par 
laquelle le scandale est arrivé. 
    "Au bout du compte, l'élection porte sur des questions bien 
plus importantes que celle-là", a-t-il déclaré mardi à la radio 
new-yorkaise WFAN de CBS. 
    Chris Christie a toutefois ajouté qu'il ne pouvait pas 
reprocher aux dirigeants républicains qui ont lâché Trump 
d'avoir pris cette décision. 
    Un avis que ne partage pas le représentant Steve King, de 
l'Iowa, qui a accusé sur CNN les "déserteurs" de faire le jeu du 
Parti démocrate: "C'est une erreur (...) En quoi est-ce que cela 
sert votre intégrité si vous aidez Hillary Clinton à devenir 
présidente?" 
     
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur la campagne:       
 
 (Tangi Salaün pour le service français, édité par Henri-Pierre 
André) 
 
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  • delapor4 il y a 4 mois

    On assiste de plus en plus clairement à une lutte entre l'establishment et la plèbe.