USA2016-Pas de discussions formelles entre le Secret Service et Trump

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 (Actualisé avec précision qu'il n'y a pas eu de discussions 
formelles entre le Secret Service et la campagne Trump) 
    WASHINGTON, 11 août (Reuters) - Un responsable fédéral 
américain a dit mercredi que le Secret Service, qui assure la 
sécurité présidentielle aux Etats-Unis, n'avait pas formellement 
discuté avec l'équipe de campagne de Donald Trump après les 
déclarations ambiguës du candidat républicain aux élections du 8 
novembre concernant Hillary Clinton et les armes à feu. 
    En meeting électoral mardi soir en Caroline du Nord, Donald 
Trump a suggéré que les partisans des armes à feu pourraient 
agir pour empêcher Hillary Clinton de nommer des juges 
progressistes à la Cour suprême américaine. 
    Plus tôt dans la journée, la chaîne CNN avait fait état de 
contacts entre le Secret Service et l'équipe de Donald Trump. 
    Sur son compte Twitter, Donald Trump a dit qu'il n'y a eu ni 
réunion ni conversation avec le Secret Service, accusant CNN 
d'avoir fabriqué son reportage de toutes pièces. 
    "Si elle est en mesure de choisir ses juges, il n'y aura 
rien à faire les gars. A moins que ceux qui soutiennent le 
deuxième amendement, peut-être que, je ne sais pas", avait 
déclaré mardi le candidat républicain sans finir sa phrase, et 
ouvrant un débat sur la signification véritable de ses propos.  
    Le deuxième amendement de la Constitution américaine 
garantit le droit de porter une arme. 
    Certains des membres de l'assistance ont grimacé quand il a 
tenu ces propos, aussitôt dénoncés par l'équipe de campagne de 
la candidate démocrate, qui les a qualifiés de "dangereux". 
    Priée de préciser ses dires, l'équipe de campagne de Trump a 
dit dès mardi soir qu'il avait encouragé les défenseurs du 
deuxième amendement à mobiliser les électeurs en sa faveur lors 
du scrutin du 8 novembre. 
    Quelle qu'ait été l'intention de Donald Trump, cette 
nouvelle controverse a continué d'alimenter les inquiétudes au 
sein du Parti républicain sur le tour pris par la campagne du 
magnat de l'immobilier à moins de trois mois du scrutin. 
    Joe Scarborough, ancien élu républicain de Floride 
aujourd'hui animateur sur la chaîne MSNBC, souligne ainsi dans 
une tribune publiée par le Washington Post que le Grand Old 
Party entre en "territoire inconnu" et demande aux dirigeants de 
la formation politique de réfléchir à un possible retrait de 
Trump. 
    Dans la dernière livraison de la moyenne des sondages 
réalisée par le site Real Clear Politics, Hillary Clinton est 
créditée mercredi de 48% contre 40,3% pour le républicain, soit 
une avance de 7,7 points.     
    La candidate démocrate est aussi en tête en Pennsylvanie 
(+9,2), dans le Michigan (+6,6), dans l'Ohio (+2,6) ou encore en 
Floride (+2,2), qui appartiennent à la catégorie des "Swing 
States", ces Etats clefs où se décidera l'issue de la course à 
la Maison blanche du fait de la spécificité du mode de scrutin 
aux Etats-Unis, où le président est élu par 538 grands électeurs 
désignés Etat par Etat. 
 
 (Alana Wise avec Steve Holland à Wilmington, Caroline du Nord; 
Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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