USA2016-Affaires des courriels: Le FBI publie une synthèse de l'audition de Clinton

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    WASHINGTON, 3 septembre (Reuters) - Le FBI a diffusé 
vendredi une synthèse de l'audition d'Hillary Clinton dans 
l'affaire des courriels électroniques qui poursuit la candidate 
démocrate depuis plus d'un an et dont le camp républicain a fait 
une de ses armes de campagne. 
    Il est lui reproché d'avoir enfreint les règles en utilisant 
son compte de messagerie privé lorsqu'elle dirigeait la 
diplomatie américaine, entre janvier 2009 et janvier 2013. Elle 
a été entendue pendant trois heures et demie le 2 juillet 
dernier par des enquêteurs du FBI et du département de la 
Justice. 
    Dans ce document de synthèse, le FBI indique que la 
candidate démocrate a dit avoir souffert d'une commotion 
cérébrale fin 2012, qu'elle travaillait alors à temps partiel et 
qu'elle ne se souvient pas de tous les briefings qu'elle a 
reçus. 
    Clinton a notamment déclaré aux enquêteurs qu'elle ne se 
souvenait pas d'avoir été briefée sur la manière de gérer des 
informations classées confidentielles ou de se conformer aux 
lois régissant la protection des archives fédérales. 
    Mais elle a également indiqué qu'elle n'avait pas utilisé ce 
serveur privé pour contourner l'obligation légale faite aux 
titulaires de fonctions publiques d'archiver leurs 
communications. 
    "En décembre 2012, Clinton a souffert d'une commotion puis a 
eu autour du nouvel an un caillot sanguin. Sur recommandation de 
son médecin, elle ne pouvait travailler que quelques heures par 
jour au département d'Etat et ne pouvait se rappeler de chaque 
briefing qu'elle a reçu", écrit le FBI. 
    Un membre de l'équipe de campagne de Clinton a précisé 
qu'elle avait mentionné cet ennui de santé pour indiquer qu'elle 
ne travaillait alors pas plus de quelques heures par jour et non 
pour expliquer qu'elle ne se souvenait pas de certains éléments. 
    La synthèse du FBI reste ambiguë sur ce point. 
     
    TRUMP: DES RÉPONSES QUI "DÉFIENT L'ENTENDEMENT" 
    Cette commotion cérébrale a été largement relayée par les 
médias à l'époque, et les républicains s'en sont servis depuis 
pour mettre en doute l'état de santé de la candidate démocrate, 
qui est âgée de 68 ans. 
    "Hillary Clinton postule à un emploi qui commence chaque 
jour par un briefing Top Secret des services de renseignement, 
et les notes de son audition par le FBI renforcent son 
extraordinaire manque de jugement et sa malhonnêteté", a réagi 
vendredi l'équipe de campagne de Donald Trump dans un 
communiqué. 
    Le candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 
novembre a jugé pour sa part que "les réponses d'Hillary Clinton 
aux questions du FBI sur sa messagerie privée défiaient 
l'entendement" et a déploré que l'affaire n'ait pas débouché sur 
des poursuites judiciaires. 
    Début juillet, la ministre américaine de la Justice, Loretta 
Lynch, a annoncé, sur recommandation du FBI, qu'elle 
n'engagerait pas de poursuites judiciaires à l'encontre 
d'Hillary Clinton.   
    Quelques jours plus tôt, le directeur du FBI, James Comey, 
avait indiqué que les enquêteurs n'avaient pas établi que 
Clinton ou son entourage aient voulu violer la loi mais il avait 
regretté "une imprudence extrême dans la gestion d'informations 
sensibles et hautement classifiées".     
    Lorsque l'affaire a éclaté, en mars 2015, Clinton a répété à 
de multiples reprises qu'elle n'avait pas utilisé sa messagerie 
privée pour envoyer ou recevoir des informations classées 
confidentielles. 
    L'enquête du FBI l'a démentie, assurant qu'au moins 81 
chaînes de courriers électroniques reçues par ce biais 
contenaient des informations classées. Le chiffre final pourrait 
être de l'ordre de 2.000. 
 
 (Julia Edwards et Jonathan Allen; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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