USA-Wells Fargo devra rendre des comptes, dit Hillary Clinton

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    par Amanda Becker 
    TOLEDO, Ohio, 3 octobre (Reuters) - Hillary Clinton, la 
candidate démocrate à la présidentielle américaine, a déclaré 
lundi que Wells Fargo  WFC.N  devrait répondre de son 
comportement et de ses pratiques à la suite du scandale des 
comptes fantômes ouverts par des salariés de la banque sans 
l'assentiment des clients concernés. 
    "C'est choquant n'est-ce pas? L'une des plus grandes banques 
du pays qui harcèle des milliers de salariés pour qu'ils 
commettent une escroquerie à l'insu de la clientèle", a lancé 
Hillary Clinton à Toledo (Ohio), un rendez-vous de campagne de 
première importance pour le scrutin présidentiel du 8 novembre 
qui l'opposera au républicain Donald Trump. 
    Elle a ajouté que son intention était d'"envoyer un message 
clair à tous les conseils d'administration et tous les organes 
dirigeants", à savoir que leurs entreprises seront tenues 
reponsables si elles "escroquent" les clients, "exploitent" 
leurs salariés et "grugent" le contribuable. 
    Avant son discours, son équipe de campagne a rendu public un 
projet destiné à aider les consommateurs à poursuivre les 
entreprises devant les tribunaux, sans être ainsi obligés de 
passer par l'étape de la médiation forcée.  
    Les clauses d'arbitrage obligé rendent en effet toute action 
en nom collectif pratiquement impossible. 
    De l'avis d'Hillary Clinton, le cas Wells Fargo illustre 
bien à quel point de tels compromis ne rendent pas justice au 
consommateur. 
    Les avocats des consommateurs font valoir eux que cette 
procédure d'arbitrage rend toute action en justice ultérieure 
terriblement onéreuse et lui ôte toute possibilité de faire 
jurisprudence. 
    On a vivement reproché à Wells Fargo d'avoir fait usage de 
telles clauses après qu'il eut été révélé que certains de ses 
salariés avaient ouvert jusqu'à deux millions de comptes sans en 
informer la clientèle et ce afin de réaliser des objectifs 
commerciaux que la banque leur avait assignés.   
  
    La banque a transigé avec les autorités fédérales le mois 
dernier, pour une somme de 190 millions de dollars, et ses 
clients n'ont pu la traîner devant les tribunaux car leurs 
contrats stipulaient qu'en cas de litige l'arbitrage était la 
seule voie de recours. 
    Le PDG John Stumpf a dit récemment qu'il était peu probable 
que la banque revienne sur ces clauses particulières. 
    "Ils (les consommateurs) doivent se résigner à une procédure 
de médiation à huis clos sans les protections importantes dont 
on bénéficie dans un tribunal", a souligné Hillary Clinton. 
    Le projet de l'équipe Clinton prévoit que le Congrès donne à 
certains organismes publics comme la Commission fédérale du 
Commerce (FTC), la Commission fédérale des communications (FCC) 
ou le département du Travail, carte blanche pour encadrer les 
clauses d'arbitrage dans tout contrat lié à la consommation, à 
l'emploi ou à la concurrence.     
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 

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