USA-Trump soutient la loi sur la surveillance d'internet

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    WASHINGTON, 1er mars (Reuters) - Le gouvernement de Donald 
Trump souhaite renouveler sans l'amender la loi FISA sur la 
surveillance d'internet, dont certains aspects sont dénoncés par 
les défenseurs de la vie privée, a déclaré mercredi un 
responsable de la Maison blanche. 
    "L'administration estime qu'elle est nécessaire pour 
protéger la sécurité de la nation", a dit à Reuters ce 
responsable sous le sceau de l'anonymat.  
    Certains élus du Congrès, qu'ils soient démocrates ou 
républicains, sont favorables à une limitation des dispositifs 
prévus par la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act), 
qui autorise les Etats-Unis à pratiquer une vaste surveillance 
de la Toile. 
    La loi, dont la première version remonte à 1978, s'est 
hissée au devant de l'actualité en 2013 grâce aux révélations de 
l'ancien consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) 
Edward Snowden sur l'espionnage des courriels et autres 
communications électroniques.  
    Certaines de ses dispositions doivent expirer à la fin de 
l'année, à moins que le gouvernement ne les reconduise.  
    Il en va ainsi de la section 702, qui autorise Prism et 
Upstream, deux programmes de surveillance d'internet dont le 
mode de fonctionnement détaillé a été mis en lumière par 
Snowden. 
    Prism récolte auprès de Google, Facebook, Microsoft, Apple 
et d'autres groupes du secteur des technologies les métadonnées 
reçues ou envoyées par une cible étrangère placée sous 
surveillance. 
    Upstream permet à la NSA de puiser directement dans les flux 
de données circulant dans les infrastructures réseau.  
    Les responsables des services de renseignement jugent ces 
deux programmes indispensables à la sécurité des Etats-Unis. 
    Mais plusieurs élus démocrates et républicains souhaitent 
modifier la section 702 afin d'assurer une meilleure protection 
de la vie privée des Américains.  
    Si la loi FISA est censée fixer les règles de surveillance 
des étrangers, une partie des communications des Américains sont 
en effet également collectées pour des raisons à la fois 
techniques et pratiques.  
    De telles collectes sont présentées comme "fortuites" par 
les services de renseignement mais les groupes de défense de la 
vie privée dénoncent des saisies illégales de données, sans 
contrôle judiciaire, qui pourraient concerner des milliers voire 
des millions d'Américains.  
     
 
 (Dustin Volz, Steve Holland; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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