USA-Trump s'entretient avec Romney, possible secrétaire d'Etat

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 (Actualisé avec Rick Perry) 
    par Steve Holland 
    BEDMINSTER, New Jersey, 20 novembre (Reuters) - Mettant de 
côté leur inimitié, Donald Trump a reçu Mitt Romney, ce qui a 
alimenté les spéculations sur l'arrivée du candidat républicain 
à la présidentielle de 2012 à la tête de la diplomatie 
américaine. 
    Après une journée de samedi passée à recevoir diverses 
personnalités, le président élu des Etats-Unis est apparu pour 
annoncer à la presse que le processus de constitution de son 
gouvernement se déroulait "vraiment efficacement" et qu'il 
s'était entretenu avec des gens "très, très talentueux" 
susceptibles de faire partie de son administration. 
    Le magnat de l'immobilier a indiqué qu'il pourrait faire des 
annonces dimanche. Il a notamment dit beaucoup de bien du 
général de l'US Navy à la retraite James Mattis, 66 ans, qui est 
pressenti pour le Pentagone, dit-on au sein de l'équipe de 
transition du président élu. 
    Les deux hommes se sont vus pendant une heure. Prié de dire 
si James Mattis serait son secrétaire à la Défense, Donald Trump 
a répondu : "C'est un bon gars, un grand homme." 
    Le futur président et son vice-président, Mike Pence, ont 
été "très impressionnés" par James Mattis, dit un communiqué de 
l'équipe du président élu. 
    "Ils ont eu une conversation extrêmement approfondie sur la 
sécurité nationale. La discussion a porté sur l'Etat islamique, 
le Proche-Orient, la Corée du Nord, la Chine, l'Otan et d'autres 
points chauds dans le monde", lit-on dans le communiqué.  
    Auparavant, Donald Trump et Mitt Romney étaient apparus 
devant les journalistes après une rencontre d'une heure 20. Les 
discussions se sont "très bien" passées, a dit le milliardaire. 
     
    DISCUSSION DE FOND 
    "Nous avons eu une discussion de fond" sur les questions 
internationales, a déclaré Mitt Romney, qui est âgé de 69 ans. 
    "J'ai hâte de voir le prochain gouvernement et les choses 
qu'il va faire", a ajouté l'ancien gouverneur du Massachusetts 
et candidat malheureux en 2012 face au démocrate Barack Obama.  
    "L'entretien a été extrêmement positif et productif", a 
précisé la déclaration officielle de l'équipe Trump. 
    Le président élu a jusqu'à présent choisi des ministres et 
proches conseillers très conservateurs et son entretien avec 
Mitt Romney est perçu comme un geste d'ouverture envers 
l'establishment républicain et une volonté de rassembler le 
parti derrière lui. 
    Mitt Romney était l'un des chefs de file du mouvement "tout 
sauf Trump", l'été dernier, à l'époque où le Grand Old Party 
cherchait désespérément un moyen d'écarter le milliardaire de la 
course à la présidentielle après sa victoire aux primaires. 
    En mars, il avait jugé qu'il s'agissait d'un candidat 
"dangereux" qui risquait de replonger l'économie américaine dans 
la récession et qu'il n'était "pas très intelligent" en matière 
de politique étrangère. 
    Donald Trump, qui lui avait rendu la politesse en raillant 
sa défaite de 2012, lui a-t-il pardonné au point de le prendre 
dans son administration ? "C'est possible mais peu probable", a 
jugé un proche de l'ancien gouverneur. 
    Plusieurs autres noms circulent pour le poste de secrétaire 
d'Etat, dont celui de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, 
l'un des plus fidèles partisans de Trump. L'ancien ambassadeur 
auprès des Nations unies John Bolton est également cité, ainsi 
que le sénateur du Tennessee Bob Corker. 
    Plusieurs ministères, dont la Défense et l'Energie, sont en 
outre envisagées pour Rick Perry, autre candidat malheureux à 
l'investiture républicaine que l'homme d'affaires doit recevoir 
lundi, a-t-on appris dimanche de source proche des discussions.  
    Samedi, Donald Trump a vu Andy Puzder, patron des 
restaurants CKE, un géant de la restauration rapide. 
L'intéressé, qui pourrait être nommé ministre du Travail, a 
déclaré qu'il serait "fier de servir au poste que le président 
me demandera d'occuper". 
    Dimanche, Donald Trump doit notamment rencontrer Wilbur 
Ross, possible secrétaire au Commerce qui a fait fortune en 
investissant dans des sociétés en faillite, ainsi que le 
gouverneur du New Jersey, Chris Christie, qui a été récemment 
démis de ses fonctions dans l'équipe de transition. 
     
 
 (Tangi Salaün, Danielle Rouquié et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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  • M2310631 il y a 8 mois

    S'enrichir avec de faillites, Trump doit pouvoir faire faillite aux USA et s'enrichir. Le problème ce sera l'équilibre du monde de demain.