USA-Trump et Clinton gagnent gros à New York

le , mis à jour à 05:49
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    * Donald Trump donné largement en tête côté républicain 
    * Hillary Clinton donnée victorieuse côté démocrate 
    * Le duel prend forme pour la présidentielle du 8 novembre 
 
 (Actualisé avec victoire de Clinton, déclarations de Trump et 
Clinton, problèmes lors du vote, contexte) 
    par Emily Flitter et Jonathan Allen 
    NEW YORK, 20 avril (Reuters) - Donald Trump, côté 
républicain, et Hillary Clinton, côté démocrate, ont remporté la 
primaire organisée mardi dans l'Etat de New York et accompli, 
chacun dans leur camp, un grand pas vers l'investiture pour 
l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. 
    Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais 
Donald Trump a manifestement remporté une large victoire 
l'amenant à considérer qu'il ne pouvait plus être rattrapé par 
ses deux principaux adversaires, John Kasich et surtout Ted 
Cruz, arrivé troisième. 
    Hillary Clinton, de son côté, a déclaré que la course à 
l'investiture démocrate face à Bernie Sanders était entrée dans 
sa dernière ligne droite et que "la victoire est en vue". 
    L'Etat de New York étant l'un des plus peuplés des 
Etats-Unis, ces succès de Donald Trump et de Hillary Clinton 
pourraient constituer un moment décisif dans cette campagne pour 
la désignation des deux candidats qui s'affronteront pour 
succéder à Barack Obama à la Maison blanche. 
    Portés par cette nouvelle dynamique, les deux favoris auront 
l'occasion d'enfoncer le clou mardi prochain lors des 
consultations organisées dans cinq autres Etats du nord-est des 
Etats-Unis. 
    L'enjeu pour Donald Trump, qui a fait fortune à New York, 
est de savoir s'il a remporté la majorité absolue à la fois dans 
l'Etat de New York dans son ensemble, ce qui semble être le cas, 
et dans chacun des 27 districts électoraux qui le compose. C'est 
à ce prix qu'il décrocherait la totalité des 95 délégués en jeu. 
Sinon, des clefs de répartition différentes s'appliqueraient et 
il devrait partager les délégués avec Ted Cruz et John Kasich. 
    Dans son discours de victoire, l'homme d'affaires a appelé 
les dirigeants du Parti républicain à ne pas lui barrer la route 
par des jeux d'appareil en incitant ses deux adversaires à ne 
pas s'effacer alors que, selon lui, il est désormais quasiment 
impossible mathématiquement que Ted Cruz le rattrape. 
     
    CLINTON TEND LA MAIN AUX PARTISANS DE SANDERS 
    L'objectif d'une partie de l'élite républicaine, qui 
n'apprécie ni la personnalité ni les propositions de Donald 
Trump, est d'empêcher le milliardaire d'atteindre le seuil des 
1.237 délégués qui lui permettraient de remporter l'investiture 
dès le premier tour lors de la convention du Grand Old Party du 
18 au 21 juillet à Cleveland. 
    Au-delà du premier tour, les délégués à la convention 
peuvent changer de candidat et le calcul des adversaires de 
Donald Trump est de trouver une autre personnalité qui réunirait 
tous les suffrages ne se portant pas sur l'homme d'affaires. 
    Avant la primaire de New York, Donald Trump comptait 756 
délégués contre 559 pour Ted Cruz et 144 pour John Kasich, selon 
le dernier décompte réalisé par l'agence Associated Press. 
    Dans le camp démocrate, 291 délégués étaient en jeu, 
répartis à la proportionnelle. 
    La victoire de Hillary Clinton permet à l'ancienne 
secrétaire d'Etat de briser la dynamique qui portait son rival, 
Bernie Sanders, depuis la fin mars. Sur les huit précédentes 
consultations, le sénateur du Vermont en avait remporté sept. 
    La consultation de mardi a été précédée d'échanges 
particulièrement acrimonieux entre les deux prétendants 
démocrates. 
    Une fois sa victoire assurée, et alors que son avance paraît 
désormais insurmontable, Hillary Clinton s'est toutefois 
efforcée de rassembler le camp démocrate en s'adressant aux 
partisans de Bernie Sanders. "Ce qui nous unit est plus grand 
que ce qui nous divise", a-t-elle lancé. 
    Avant cette primaire de mardi, Hillary Clinton, qui a été la 
sénatrice de New York pendant deux mandats, de 2001 à 2009, 
faisait la course en tête avec 1.758 délégués contre 1.076 pour 
Bernie Sanders, natif de Brooklyn, selon AP. Ce décompte intègre 
les "super délégués", élus et cadres du Parti démocrate libres 
de leur choix. Il faudra au total au moins 2.383 délégués pour 
décrocher l'investiture du parti lors de la convention de 
Philadelphie, du 25 au 28 juillet. 
    Le vote à New York a été émaillé de problèmes. Plus de 
125.000 électeurs ont ainsi disparu des listes sur les quelque 
quatre millions affichant une affiliation partisane pour voter 
aux primaires. 
    "Il est ridicule qu'à Brooklyn, New York, où je suis né, des 
dizaines de milliers de personnes, tel que je le comprends, 
aient été purgées des listes électorales", s'est indigné Bernie 
Sanders. 
 
 (Avec Megan Cassella et Alana Wise à Washington, Luciana Lopez 
à New York et Emily Stephenson en Pennsylvanie; Henri-Pierre 
André et Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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