USA-Trump dans le viseur de Rubio à l'approche du Super Tuesday

le
0
    par Emily Stephenson 
    HOUSTON, 26 février (Reuters) - Le candidat Marco Rubio a 
attaqué de front Donald Trump, le favori dans la course à 
l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine, 
critiquant sa fortune et son absence de programme, pour tenter 
de l'empêcher d'accentuer son avance lors de l'étape-clé du 
Super Tuesday, mardi prochain. 
    Lors du débat organisé jeudi par CNN à l'université de 
Houston, au Texas, le sénateur de Floride a signé une de ses 
performances oratoires les plus offensives. Il a rappelé les 
quatre faillites du promoteur new-yorkais et l'a accusé d'avoir 
fait venir des salariés de Pologne pour travailler en Floride.   
    Il a aussi suggéré que New-Yorkais n'en serait pas où il en 
est aujourd'hui dans l'immobilier sans l'héritage familial. 
    Sans l'argent de sa famille, "vous savez où Donald Trump 
serait à l'heure qu'il est?", a demandé le sénateur de Floride. 
"Il serait en train de vendre des montres à Manhattan." 
    Pendant le débat, Marco Rubio et son concurrent Ted Cruz, 
sénateur du Texas, ont fait de leur mieux pour mettre Donald 
Trump à terre, et tenter de le faire dérailler avant le "Super 
Tuesday", jour où 11 Etats choisiront leur candidat républicain. 
    Donald Trump a déjà gagné trois compétitions sur quatre dans 
le processus de sélection républicain pour l'élection 
présidentielle du 8 novembre. 
    Donald Trump n'a pas semblé se démonter. Il s'est montré 
égal à lui-même : sûr de lui, pugnace, prompt à se défendre et à 
accuser Rubio et Cruz. 
    "Ce type est un raté et celui-là un menteur", a déclaré le 
promoteur, qui aura bientôt 70 ans, montrant d'abord Rubio puis 
Cruz. 
     
    "EST-CE QUE QUELQU'UN PEUT M'ATTAQUER ?" 
    Le tir croisé était si intense que Ben Carson, autre 
candidat à l'investiture républicaine, à la recherche d'un temps 
de parole supplémentaire, a demandé sur un ton plaintif : 
"Est-ce que quelqu'un peut m'attaquer, s'il vous plaît ?" 
    Malgré son emphase, le candidat a livré une performance plus 
mesurée que d'habitude, défendant des positions modérées sur le 
planning familial et disant vouloir conserver certains volets de 
la législation sur la sécurité sociale de Barack Obama, dite 
Obamacare. 
    Il a dit qu'il ne soutenait pas la trêve qui doit entrer en 
vigueur en Syrie samedi et a estimé que la Libye se porterait 
mieux si le colonel Mouammar Kadhafi n'avait pas été destitué 
par une insurrection soutenue par les Américains. 
    A la question de savoir s'il rendrait publiques ses archives 
fiscales, comme Mitt Romney l'exigeait, Donald Trump a répondu 
qu'il le ferait une fois terminé un "audit de routine". 
    Le candidat républicain de 2012 a réagi sur Twitter, 
affirmant qu'il n'y avait aucune raison de garder privées ces 
informations, audit ou non. 
    Donald Trump a remporté des victoires précoces dans la 
course à l'investiture républicaine et est en tête dans les 
sondages mais il lui reste cependant du chemin à parcourir. La 
nomination du candidat est en effet liée au nombre de délégués 
remportés et envoyés à la Convention du parti en juillet. 
    Donald Trump mène jusqu'à présent la course avec 81 
délégués, contre 17 chacun pour Cruz et Rubio. Pour être 
investi, les voix de 1.237 délégués sont requises.  
    Un total de 600 délégués seront mobilisés au total mardi 
prochain lors du "Super Tuesday", ce qui en fait une étape 
incontournable pour les candidats. 
 
 (Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle 
Rouquié) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant