USA-Trois policiers tués, un tireur abattu à Baton Rouge

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 (Actualisé avec identification du tireur, réactions) 
    BATON ROUGE, Louisiane, 17 juillet (Reuters) - Trois 
policiers ont été tués et trois autres blessés dimanche à Baton 
Rouge (Louisiane) par un tireur qui a ensuite été abattu, selon 
les autorités de cette ville déjà sous le choc de la mort 
récente d'un Noir, tombé sous les balles des forces de l'ordre. 
    La fusillade a éclaté vers 09h00 (14h00 GMT) alors que les 
agents intervenaient après le signalement d'un homme armé, à 
moins d'un kilomètre du quartier général des forces de l'ordre. 
D'après le Kip Holden, maire de la ville, ils sont tombés dans 
un piège. 
    Le tireur, identifié sous le nom de Gavin Long, un habitant 
de Kansas City, dans le Missouri, semble avoir agi seul, a 
précisé un responsable de la police de Louisiane, lors d'une 
conférence de presse.     
    Les enquêteurs n'ont pour l'heure rien dit au sujet des 
motivations qui ont pu conduire cet homme à ouvrir le feu sur 
les forces de l'ordre à Baton Rouge, où Alton Sterling, un Noir 
de 37 ans, a été tué par deux policiers blancs début juillet. 
    Sa mort et celle d'un autre Noir, tué par un policier dans 
la banlieue de Minneapolis (Minnesota) au cours d'un contrôle 
routier, a soulevé une vague d'indignation aux Etats-Unis et des 
manifestations ont été organisé dans plusieurs villes pour 
dénoncer les violences policières.  
    Le 8 juillet, un "sniper" a tué par balles à Dallas, au 
Texas, cinq agents de police en marge de l'une de ces 
manifestations, avant d'être abattu à son tour.  
     
    "L'OEUVRE DE LÂCHES QUI NE REPRÉSENTENT PERSONNE" 
    Barack Obama a condamné la fusillade de dimanche et promis 
que justice serait faite. 
    "Nous ne savons peut-être pas encore ce qui a motivé cette 
fusillade, mais je veux être clair: il ne peut y avoir aucune 
justification à la violence contre les forces de l'ordre. Ces 
attaques sont l'oeuvre de lâches qui ne représentent personne", 
a déclaré le président américain. 
    John Bel Edwards, gouverneur de Louisiane, a quant à lui 
dénoncé un acte "haineux et indescriptible" qui n'apporte rien à 
personne. "Cela n'améliore pas le dialogue, ne règle aucune 
injustice, supposée ou réelle. Il s'agit seulement d'une 
injustice en soi", a-t-il ajouté.   
    Donald Trump, qui sera être investi cette semaine à 
Cleveland par le Parti républicain en vue de la présidentielle 
de novembre, a quant à lui demandé sur sa page Facebook "que 
l'ordre soit respecté". 
    Sa rivale démocrate Hillary Clinton, invite quant à elle 
dans un communiqué les Américains à "se rassembler pour rejeter 
la violence et renforcer les liens entre communautés".  
    Un syndicat de la police de l'Ohio a invité le gouverneur 
John Kasich à décréter l'état d'urgence et à suspendre les lois 
qui autorisent à porter des armes en public à l'occasion de la 
convention républicaine, qui aura lieu à Cleveland du 18 au 21 
juillet. L'intéressé a fait savoir qu'il n'en avait pas le 
pouvoir.  
 
 (Joseph Penney; Simon Carraud, Eric Faye et Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 
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