USA-Retour au calme à Ferguson après deux nuits de violences

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FERGUSON, Missouri, 27 novembre (Reuters) - Le calme est revenu mercredi soir à Ferguson, aux Etats-Unis, après deux nuits de violences consécutives à la relaxe du policier qui avait abattu le jeune Noir Michael Brown en août dernier. Alors que la neige tombait sur la petite ville du Missouri, une vingtaine de manifestants seulement se sont rassemblés devant le commissariat, quand ils avaient été plusieurs centaines à descendre dans la rue deux jours plus tôt. Une douzaine de commerces avaient alors été incendiés, d'autres pillés et des coups de feu avaient retenti lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants qui avaient donné lieu à une soixantaine d'arrestations. La nuit suivante, 45 personnes avaient encore été interpellées dans la commune de la banlieue de St Louis, plus de 400 au total à travers les Etats-Unis où des manifestations ont essaimé pour protester contre la décision d'abandonner toute poursuite contre le policier blanc Darren Wilson. Mais le froid qui s'est abattu sur le pays, à la veille de Thanksgiving, a réduit mercredi soir l'ampleur et l'intensité des rassemblements aux cris de "No Justice, No Peace!" Le département américain de la Justice a promis quant à lui d'enquêter rapidement et en profondeur sur les pratiques de la police de Ferguson, ont déclaré mercredi des défenseurs des droits civiques qui se sont entretenus dès lundi soir avec l'Attorney General Eric Holder. ID:nL6N0TH013 Dans une interview accordée à ABC News et diffusée mardi, le policier Darren Wilson a dit avoir la "conscience tranquille" et estimé avoir "effectué son travail dans les règles". Selon les documents diffusés par les procureurs, Wilson, temporairement suspendu depuis le drame, a déclaré au grand jury qu'il s'était senti en danger de mort, plaidant ainsi la légitime défense. "Je n'en crois pas un mot", a réagi mercredi sur CBS la mère de Michael Brown, Lesley McSpadden. Le jeune homme a été touché de six ou sept balles, dont la dernière à la tête. Dorian Johnson, qui se trouvait avec lui le soir de sa mort, a affirmé qu'il avait les mains en l'air lorsque la police a tiré. (Ellen Wulfhorst, Daniel Wallis, Edward McAllister; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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