USA-Pour Donald Trump, les jeux sont faits chez les républicains

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    par Valerie Volcovici et Steve Holland 
    WASHINGTON, 1er mai (Reuters) - Donald Trump a déclaré 
dimanche qu'il se sera pratiquement assuré l'investiture du 
Parti républicain pour l'élection présidentielle du 8 novembre 
aux Etats-Unis s'il remporte la primaire de mardi dans 
l'Indiana, où les sondages le donnent en tête devant son grand 
rival Ted Cruz. 
    Selon un nouveau sondage NBC/Wall Street Journal/Marist, le 
favori de l'investiture républicaine obtiendrait 49% des 
suffrages dans l'Indiana, contre 34% à Ted Cruz et 13% au 
troisième candidat, le gouverneur de l'Ohio John Kasich. 
    Dans un interview à "Fox News Sunday", Donald Trump, 69 ans, 
s'est montré serein. A la question de savoir si la compétition 
de mardi dans l'Indiana mettrait fin à la course à l'investiture 
républicaine pour la Maison blanche, le milliardaire de 69 ans a 
répondu : "Oui. C'est fini. C'est déjà fini." 
    Le sondage NBC/Wall Street Journal illustre l'ampleur du 
défi que devra relever Ted Cruz, le sénateur du Texas, pour 
empêcher son adversaire populiste de remporter les 1.237 
délégués nécessaires pour s'assurer la nomination républicaine. 
    Donald Trump détient déjà 996 délégués, selon un décompte 
effectué par l'agence de presse américaine Associated Press. Il 
semble de plus en plus à même de remporter la nomination du 
Grand Old Party (GOP), sans aller jusqu'à la convention. Ce sera 
peut-être chose faite le 7 juin lors du vote de la Californie. 
    Ted Cruz, 45 ans, espère encore apparaître comme le candidat 
alternatif de consensus face à Trump à la Convention nationale 
républicaine de Cleveland qui aura lieu du 18 au 21 juillet. 
    Dans le camp démocrate, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary 
Clinton, 68 ans, est favorite pour remporter la nomination du 
parti face au sénateur du Vermont, Bernie Sanders, 74 ans. 
    Lors de l'émission "Meet the Press", Ted Cruz s'est vu 
plusieurs fois poser la question de savoir s'il soutiendrait 
Donald Trump si ce dernier était finalement choisi comme 
candidat du Parti républicain. Le jeune sénateur à chaque fois 
éludé la question pour la transformer en une attaque contre les 
médias. 
    "Je reconnais que nombreux sont ceux qui, dans les médias, 
adoreraient me voir me rendre à Donald Trump parce que cela 
signifierait une victoire d'Hillary. Les médias ont donné deux 
milliards de dollars de publicité gratuite à Donald Trump", a 
déclaré le challenger. 
     
    "CONTINUE À TE BATTRE, TED" 
    Ted Cruz estime être bien parti pour l'Indiana parce qu'il a 
choisi pour vice-présidente Carly Fiorina, l'ancienne patronne 
de Hewlett-Packard et ancienne candidate à l'investiture 
républicaine et aussi parce que le gouverneur de l'Indiana, Mike 
Pence, lui a apporté son soutien vendredi. 
    Sur les 57 délégués républicains qu'enverra l'Indiana à la 
convention, trois sont attribués par chacun des neufs districts 
congressionels de l'Etat. Le candidat qui remporte le plus de 
voix les remporte tous. Les 30 autres sont attribués au candidat 
qui remporte le plus de voix au niveau de tout l'Etat. 
    Lors d'un meeting à Terre Haute, dans l'Indiana, Donald 
Trump a appelé les républicains à le suivre. 
    "C'est un mandat (...), un mandant vraiment très important. 
C'est un mandat pour le changement, mais pas pour le changement 
à la Obama. Un vrai changement. C'est un mandat pour le génie", 
a-t-il dit. 
    Le sénateur de Caroline du Sud Lindsay Graham, un des grands 
détracteurs républicains de Donald Trump, a déclaré que le 
magnat de l'immobilier new-yorkais était "la personne la plus 
inéligible" que le parti pourrait choisir.  
    "Continue à te battre, Ted", a déclaré le sénateur Graham, 
qui fut un temps dans la course à l'investiture, lors de 
l'émission "Face the Nation" de la chaîne de télévision CBS. 
    Dans le camp démocrate, Hillary Clinton a déclaré dans 
l'émission "State of the Union" de CNN que son concurrent Bernie 
Sanders avait été "utile" en faisant enter des millions 
d'Américains dans la campagne présidentielle, mais qu'il était 
temps pour lui de renoncer. 
    "Arrive un temps où vous devez faire face à la réalité", a 
déclaré la favorite, qui a remporté quatre des cinq Etats du 
nord-est qui votaient mardi dernier et qui dispose d'une avance 
importante dans la course aux délégués en vue de la convention 
démocrate de Philadelphie, prévue du 25 au 28 août. 
    Mais Bernie Sanders a refusé de renoncer. La bataille 
démocrate se terminera lors de la convention démocrate, a-t-il 
dit lors d'une conférence de presse à Washington. 
    Il a estimé qu'il était quasiment impossible pour 
l'ex-Première Dame de remporter les 2.383 délégués nécessaires 
pour remporter l'investiture démocrate sans super délégués, qui 
ne sont pas élus et qui sont libres de soutenir les candidats 
qu'ils veulent. 
    "Nous avons l'intention de lutter pour chaque vote et chaque 
délégué restant", a-t-il dit.  
    Selon un décompte d'Associated Press, Hillary Clinton 
dispose de 2.165 délégués et Bernie Sanders de 1.357. Ce 
décompte comprend les super délégués qui ont déjà annoncé pour 
qui ils voteraient. 
 
 (Avec David Lawder; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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