USA-Plainte contre Facebook et Twitter après les attentats du 13/11

le
0
    16 juin (Reuters) - La famille d'une étudiante américaine 
tuée dans les attaques du 13 novembre à Paris a porté plainte 
contre Facebook  FB.O , Twitter  TWTR.N  mais aussi Google 
qu'elle accuse d'avoir apporté un soutien matériel à 
l'organisation Etat islamique. 
    La famille de Nohemi Gonzalez, une étudiante californienne 
en design, a demandé à un magistrat de reconnaître que ces 
sociétés ont bafoué l'U.S. Anti-Terrorism Act et réclame des 
dommages et intérêts dont elle laisse la cour déterminer le 
montant. 
    "Pendant des années, les (sociétés) accusées ont, en toute 
connaissance de cause, laissé l'EIIL (Etat islamique en Irak et 
au Levant, ancien nom de l'Etat islamique) utiliser leurs 
réseaux sociaux comme d'un outil pour répandre leur propagande 
extrémiste, lever des fonds et attirer de nouvelles recrues", 
dit la plainte déposée devant une juridiction fédérale de San 
Francisco. 
    La plainte accuse plus précisément les sociétés de "soutien 
matériel" aux commandos qui ont ensanglanté Paris et Saint-Denis 
en novembre dernier, faisant 130 morts dont Nohemi Gonzalez, 
venue étudier en France pour un semestre. 
    Si Google, filiale d'Alphabet  GOOG.O , a refusé de faire le 
moindre commentaire sur la plainte, le groupe a dit dans un 
courriel avoir "des conditions d'utilisation claires qui 
interdisent le recrutement terroriste et les contenus incitant à 
la violence et retirer rapidement les vidéos qui violent ces 
conditions quand elles sont signalées par nos utilisateurs". 
    "Nous supprimons également les comptes tenus par des 
organisations terroristes ou qui violent régulièrement nos 
conditions d'utilisation", dit encore Google. 
    Dans un communiqué, également diffusé par courriel, Facebook 
assure qu'il "n'y a pas de place sur Facebook pour les 
terroristes ni pour les contenus qui promeuvent ou soutiennent 
le terrorisme" et dit travailler "ardemment pour retirer aussi 
vite que possible ce genre de contenu". 
    Personne n'était immédiatement disponible sur Twitter pour 
commenter la démarche des proches de Nohemi Gonzalez. 
    La plainte indique que les sociétés ont refusé de donner 
suite à des requêtes présentées par le gouvernement américain 
qui réclamaient d'elles qu'elles cessent de fournir des services 
à l'Etat islamique. 
    "Sans Twitter, Facebook et Google (YouTube), l'expansion 
vertigineuse de l'EIIL au cours de ces dernières années, devenu 
le groupe terroriste le plus redouté de la planète, n'aurait pas 
été possible", dit la plainte. 
    Ce dépôt de plainte est intervenu le jour même de 
l'assassinat en France d'un couple de policiers par un homme se 
revendiquant de l'Etat islamique et appelant sur Facebook Live, 
un dispositif permettant de diffuser des vidéos en direct, à la 
multiplication de ce genre d'actes.   et   
 
 (Ben Klayman, Nicolas Delame pour le service français) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant