USA-Obama tente de convaincre les républicains sur le TPP

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    WASHINGTON, 16 septembre (Reuters) - Barack Obama a 
rencontré vendredi le gouverneur républicain de l'Ohio, John 
Kasich, ainsi que plusieurs dirigeants politiques et de grandes 
entreprises pour discuter de l'approbation par les Etats-Unis du 
traité trans-pacifique (TPP), accord de partenariat commercial 
avec des pays d'Asie. 
    Le président américain a expliqué qu'un groupe bipartisan, 
réunissant des élus démocrates et républicains, avait conscience 
de l'importance de cet accord pour l'économie américaine et pour 
la sécurité nationale. 
    Obama a rappelé à ses interlocuteurs que la Chine tentait de 
mettre sur pied un partenariat commercial concurrent qui 
présenterait des désavantages pour les entreprises américaines. 
    "Si vous éprouvez de la frustration à l'égard des règles 
commerciales qui défavorisent l'Amérique, si vous éprouvez de la 
frustration face aux emplois qui sont délocalisés à l'étranger, 
alors vous souhaitez que cela soit adopté, vous souhaitez que 
cela soit conclu", a-t-il déclaré devant la presse. 
    La réunion qui s'est tenue dans le bureau Ovale de la Maison 
blanche témoigne de la détermination de Barack Obama à 
convaincre les dirigeants républicains d'approuver un accord 
alors que la fin de son mandat et de la session parlementaire 
approche. 
    "J'accepte que les gens puissent me critiquer pour placer 
mon pays avant mon parti", a commenté John Kasich, candidat 
malheureux à l'investiture républicaine pour la présidentielle 
du 8 novembre. 
    "Les deux plus farouches adversaires de l'accord commercial 
sont Vladimir Poutine et Xi (Jinping), l'un des dirigeants les 
plus répressifs de l'histoire de la Chine", a commenté le 
gouverneur de l'Ohio. "Cela suffit à vous dire pourquoi cet 
accord est si important". 
    Les républicains soutiennent traditionnellement les accords 
de libre-échange mais leur candidat à la présidentielle Donald 
Trump estime qu'il se traduirait pas des pertes d'emplois aux 
Etats-Unis et a menacé de l'abroger s'il est élu. 
    Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch 
McConnell, a fait savoir qu'il n'y aurait pas de vote sur cette 
question à la chambre haute du Congrès cette année. 
    Paul Ryan, président républicain de la Chambre des 
représentants, a indiqué, pour sa part, que le texte n'aurait 
pas le nombre de voix nécessaire pour être approuvé. 
 
 (Robert Rampton; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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