USA-Obama juge répugnante l'idée de "tester" les musulmans

le
0
    WASHINGTON, 16 juillet (Reuters) - Barack Obama a rejeté 
avec colère vendredi l'idée lancée par certains républicains 
après l'attaque de Nice de "tester" les musulmans aux 
Etats-Unis, qu'il a qualifiée de "répugnante". 
    S'exprimant publiquement pour la première fois depuis qu'un 
homme de nationalité tunisienne a précipité un camion jeudi soir 
à Nice sur la foule massée pour les festivités du 14-Juillet, 
tuant 84 personnes, le président américain a déclaré à des 
ambassadeurs réunis à la Maison blanche que les Etats-Unis se 
tenaient au côté de la France et promis de poursuivre sans 
relâche la lutte contre les organisations terroristes. 
    Barack Obama n'a pas explicitement fait de lien entre 
l'attaque de Nice et les djihadistes de l'Etat islamique, 
déclarant que les détails restaient encore confus.  
    "Ces terroristes visent et tuent des innocents de toutes 
origines et de toutes religions, y compris des musulmans. Je 
sais que je parle au nom de nous tous quand je dis que ces 
individus et ces réseaux sont un affront pour toute notre 
humanité", a déclaré le président démocrate.  
    Sans citer de noms, Barack Obama a répondu à des propos de 
Newt Gingrich, un ancien président républicain de la Chambre des 
représentants, qui a préconisé jeudi un "test" religieux pour 
les musulmans vivant aux Etats-Unis, et leur expulsion s'ils 
disent croire en la charia, la loi islamique.  
    Donald Trump, qui doit être investi la semaine prochaine 
comme candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 
novembre, avait déjà quant à lui prôné d'interdire 
temporairement le territoire des Etats-Unis aux musulmans.  
    "Après l'attaque de la nuit dernière (à Nice)", a déclaré 
Barack Obama, "on entend de nouvelles propositions pour que tous 
les musulmans d'Amérique soient ciblés, testés sur leurs 
croyances, certains expulsés ou emprisonnés." 
    "Cette seule suggestion est répugnante et un affront pour 
tout ce que nous défendons en tant qu'Américains", a-t-il dit.  
    Le président américain, qui s'est entretenu avec le 
président français François Hollande pour l'assurer du "soutien 
le plus fort" des Etats-Unis après le drame de Nice, a ajouté 
qu'il avait rencontré l'ambassadeur de France à Washington 
Gérard Araud pour lui offrir sa sympathie et son aide. 
     
 
 (Roberta Rampton; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant