USA/Musulmane expulsée-Un groupe exige des excuses publiques de Trump

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    WASHINGTON, 9 janvier (Reuters) - Une organisation de 
défense des droits des musulmans a demandé samedi à Donald 
Trump, candidat à l'investiture républicaine pour la 
présidentielle de novembre, de présenter des excuses, après 
l'expulsion vendredi soir par le service d'ordre et sous les 
huées de la foule d'une musulmane qui avait protesté en silence 
lors d'un meeting où il s'exprimait en Caroline du Sud. 
    "L'image d'une musulmane bousculée et expulsée d'un 
rassemblement politique envoie un message glaçant aux musulmans 
américains et à tous ceux qui ont de l'estime pour les 
traditions de diversité religieuse et de civisme de notre 
nation", a déclaré Nihad Awad, directeur exécutif du Council on 
American-Islamic Relations (CAIR). 
    "Donald Trump devrait présenter des excuses publiques à la 
musulmane chassée de ce meeting, et dire clairement que les 
musulmans américains sont les bienvenus, en tant que 
compatriotes, dans le processus politique de la nation", a 
déclaré Nihad Awad. 
    Pour le gouverneur de l'Ohio John Kasich, autre prétendant à 
l'investiture républicaine, la réponse du service d'ordre et de 
la foule à l'attitude de la musulmane, à Rock Hill, n'a pas été 
digne. 
    "On n'a pas besoin de hurler, de siffler et d'effrayer une 
personne qui a décidé de se lever et de protester 
silencieusement", a estimé Kasich devant la presse, en marge 
d'une réunion sur la pauvreté, samedi en Caroline du Sud. 
    La chaîne CNN a rapporté que Rose Hamid, une hôtesse de 
l'air de 56 ans, s'était levée, juste derrière Donald Trump, 
lorsque celui-ci, dans un discours, a laissé entendre que les 
réfugiés syriens qui fuient les combats dans leur pays étaient 
affiliés au groupe djihadiste Etat islamique. 
    Cette femme portait un foulard blanc sur la tête et un 
T-shirt bleu avec ces mots: "Salam, je viens en paix". 
    En décembre, Donald Trump avait proposé d'interdire 
temporairement à tous les musulmans étrangers l'accès au 
territoire américain. 
    Samedi, lors d'un meeting dans l'Iowa, Donald Trump a 
invoqué la tuerie de San Bernardino en Californie au mois de 
décembre, ainsi que le meurtre d'un policier de Philadelphie 
commis vendredi par un homme qui selon la police a fait 
allégeance à l'Etat islamique, comme exemples de la "haine" des 
musulmans envers les Américains. 
    "La haine est si incroyable!", a dit le magnat de 
l'immobilier. "Et nous devons trouver des solutions face au 
danger, quand des personnes veulent projeter des avions contre 
le World Trade Center et commettre bien d'autres choses encore". 
 
 (Emily Stephenson; Eric Faye pour le service français) 
 
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