USA-Les démocrates s'écharpent sur le contrôle des armes

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    MANCHESTER, New Hampshire, 20 décembre (Reuters) - Réunis 
samedi pour un débat télévisé diffusé par la chaîne ABC, les 
candidats à l'investiture démocrate pour l'élection 
présidentielle américaine de 2016 ont étalé leurs divergences 
sur le contrôle des armes. 
    Bernie Sanders et Hillary Clinton ont très rapidement évacué 
leur récent différend lorsque le premier a présenté ses excuses 
à la seconde après qu'un membre de son équipe de campagne eut 
été accusé d'avoir piraté des données du camp Clinton. 
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    Distancé dans les sondages, l'ancien gouverneur du Maryland 
Martin O'Malley a stigmatisé les positions de ses deux 
adversaires sur la question du contrôle des armes, les accusant 
d'avoir changé d'attitude après les dernières tueries de masse 
qui ont culminé le 2 décembre avec la mort de 14 personnes tuées 
à San Bernardino par deux extrémistes islamistes. 
    Selon Martin O'Malley, l'Etat islamique a recommandé à ses 
partisans de se procurer des armes dans les "gun shows", ces 
immenses foires commerciales où il est plus aisé de se procurer 
des armes à feu. Cette facilité résulte selon lui de l'attitude 
"changeante" de Bernie Sanders et d'Hillary Clinton. 
    Bernie Sanders, classé deuxième dans les sondages, s'est 
élevé contre ces propos, rappelant qu'il avait perdu une 
élection dans le Vermont en raison de ses positions sur le 
contrôle des armes qu'Hillary Clinton a dit avoir toujours 
soutenu. 
    Les trois adversaires ont également débattu de la stratégie 
à adopter vis-à-vis de l'Etat islamique et de comment éviter les 
attaques commises par des "loups solitaires", à l'image de celle 
de San Bernardino. 
    Hillary Clinton a de son côté adressé plusieurs piques à 
Donald Trump, en tête des intentions de vote des électeurs pour 
l'investiture républicaine, fustigeant notamment sa proposition 
visant à interdire aux musulmans d'entrer aux Etats-Unis. 
    Selon la candidate, des partisans de l'Etat islamique se 
servent des propos du milliardaire américain comme d'un 
instrument de recrutement. 
    "La première ligne de défense contre la radicalisation se 
trouve dans la communauté musulmane", a déclaré Hillary Clinton, 
ajoutant que tous les Américains devaient travailler avec eux. 
 
 (John Whitesides et Luciana Lopez,; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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