USA-Le Parti républicain s'ouvre à l'idée d'une candidature Trump

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    par Steve Holland 
    HOLLYWOOD, Floride, 21 avril (Reuters) - L'idée d'être 
représentés par Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 
novembre aux Etats-Unis commence à faire son chemin parmi les 
cadres du Parti républicain, qui ont entamé mercredi leur 
réunion de printemps au lendemain de la victoire écrasante de 
l'homme d'affaires à la primaire de New York. 
    Les 168 membres du Comité national républicain (RNC) sont 
réunis pour trois jours dans une station balnéaire de Floride 
afin de faire le point sur la course à la Maison blanche et 
préparer l'éventualité d'une convention dite "négociée" en 
juillet à Cleveland. 
    Pourtant, au lendemain du succès éclatant de Donald Trump à 
New York, un nombre croissant de dirigeants républicains 
commencent à admettre ce que beaucoup d'entre eux redoutaient: 
le milliardaire pourrait bien réussir à arracher les 1.237 
délégués qui lui permettront d'éviter le piège qu'ils ont tenté 
de lui tendre et d'être désigné dès le premier tour de la 
convention de Cleveland candidat républicain à la présidentielle 
du 8 novembre. 
    "Il y a un bon nombre de membres du RNC qui minimisaient ses 
chances de succès lorsque nous nous sommes réunis en janvier et 
qui constatent désormais qu'il est en train de bâtir une avance 
importante et qu'il pourrait au final atteindre les 1.237 avant 
que nous allions à la convention", a dit Steve Duprey, 
représentant du New Hampshire au Comité national républicain. 
    "Les résultats de New York constituent une victoire si 
écrasante", a-t-il poursuivi. "C'est impressionnant. C'est de ça 
que les gens parlent." 
    Donald Trump a remporté la quasi-totalité des 95 délégués 
qui étaient en jeu à New York, où il s'est imposé avec 60,5% des 
voix contre 25% pour John Kasich et 14,5% pour Ted Cruz. Il peut 
désormais s'appuyer sur 845 délégués contre 559 pour Ted Cruz et 
147 pour John Kasich, d'après l'agence Associated Press. 
     
    METTRE FIN AUX HOSTILITÉS 
    Dans son discours de victoire, l'homme d'affaires a jugé 
qu'il ne pouvait plus mathématiquement être rattrapé par ses 
deux rivaux et il a appelé les dirigeants du Parti républicain à 
ne pas lui barrer la route par des jeux d'appareil. 
    L'objectif d'une partie de l'élite républicaine, qui 
n'apprécie ni sa personnalité ni ses propositions, est 
d'empêcher le milliardaire d'atteindre le seuil fatidique des 
1.237 délégués. Au-delà du premier tour en effet, les délégués à 
la convention peuvent changer de candidat et le calcul des 
adversaires de Trump est de trouver une autre personnalité qui 
réunirait tous les suffrages ne se portant pas sur l'homme 
d'affaires. 
    Pour un grand nombre de cadres républicains, l'heure est 
venue de mettre fin aux hostilités entre Donald Trump et la 
direction du parti et l'homme d'affaires doit lui-même y 
contribuer en cessant ses attaques, en particulier contre Reince 
Priebus, le président du RNC. 
    "Je pense qu'il est temps que cette rhétorique prenne fin", 
a dit Jeff Essmann, président de l'antenne du Parti républicain 
dans le Montana. 
    Bob Kapel, qui représente la capitale fédérale Washington au 
RNC, a relevé que Donald Trump avait modéré son propos dans son 
allocution après sa victoire dans la primaire de New York. Cet 
ancien soutien de Marco Rubio, qui appuie maintenant John 
Kasich, souhaiterait que le calme s'installe véritablement 
désormais.  
    "Nous sommes sur le point de gagner la Maison blanche. A 
l'évidence, j'ai des problèmes avec lui (Donald Trump-NDLR) mais 
notre candidat sera notre candidat", a dit Bob Kapel. 
     
    CRUZ NE S'AVOUE PAS VAINCU 
    Président du parti républicain en Caroline du Sud, Matt 
Moore interprète comme un bon signe l'enrôlement de Rick Wiley, 
un vétéran du parti, dans l'équipe de Donald Trump. 
    "C'est un signal positif malgré l'absence générale 
d'échanges au cours de l'année écoulée et je crois que l'équipe 
de campagne de Trump, au-delà de toutes les déclarations 
fracassantes, reconnaît que le RNC sera un partenaire à part 
entière s'il est le candidat et que ce sera quasiment impossible 
de remporter la présidence sans avoir le RNC comme partenaire", 
a dit Matt Moore. 
    Les trois candidats encore en lice ont envoyé des émissaires 
au conclave du RNC pour exposer leurs projets. 
    Ted Cruz ne s'avoue toujours pas vaincu et refuse de laisser 
le champ libre à Donald Trump. Il n'a quasiment plus qu'un seul 
espoir d'être désigné candidat du Parti républicain: parvenir à 
une convention "négociée" à Cleveland et être choisi au deuxième 
ou troisième tour de scrutin. 
    "Ce qui est évident aujourd'hui c'est que nous nous 
dirigeons vers une convention négociée", veut croire le sénateur 
du Texas, qui s'exprimait en marge de la réunion du RNC. 
"Personne n'est en mesure d'atteindre les 1.237 délégués. Je ne 
vais pas atteindre les 1.237 et Donald Trump ne va pas atteindre 
les 1.237." 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur les primaires:   
    LE TABLEAU des primaires:   
    GRAPHIQUE en anglais sur le décompte des délégués:  
    http://tmsnrt.rs/1Tr5O3e 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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