USA-Le directeur de la NSA doit être limogé, selon Ashton Carter

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    WASHINGTON, 20 novembre (Reuters) - Le Pentagone et la 
communauté du renseignement aux Etats-Unis ont recommandé à 
Barack Obama de démettre de ses fonctions le directeur de la 
National Security Agency (NSA), l'amiral Michael Rogers, pour 
performance insuffisante, apprend-on samedi de source proche du 
dossier. 
    Cette recommandation, révélée par le Washington Post, émane 
du secrétaire à la Défense Ashton Carter et du Directeur du 
renseignement national, James Clapper. Elle a été transmise à la 
Maison blanche le mois dernier. 
    Le nom de Michael Rogers circule pour le poste de Directeur 
du renseignement national, dans le nouveau gouvernement Trump. 
    Le directeur du renseignement national supervise les 17 
organismes américains chargés du renseignement. 
    Barack Obama a choisi l'amiral Rogers pour prendre à la tête 
de la NSA en 2014 avec pour mission de réparer les dégâts causés 
par les révélations du consultant Edward Snowden sur son 
programme de surveillance électronique. 
    Mais il y a eu depuis d'autres manquements à la sécurité, 
indique-t-on, notamment un qui a débouché sur l'arrestation 
cette année d'un consultant de la NSA, Harold Martin. 
    Le Washington Post fait aussi état d'une décision de Rogers 
de se rendre à New York pour y rencontrer Trump jeudi sans 
l'avoir notifié à ses supérieurs, ce qui a suscité la 
consternation en haut lieu, mais la recommandation de le limoger 
a toutefois été faite avant cette visite. 
    Le secrétaire à la Défense Ashton Carter s'est également 
montré déçu de la performance de l'organisme chargé de la 
sécurité de l'information pour l'armée, le Cyber Command, en ce 
qui concerne la guerre contre l'Etat islamique, explique-t-on. 
L'amiral Rogers dirige le Cyber Command en parallèle avec le 
NSA. 
    Le gouvernement de Barack Obama veut séparer la direction de 
la NSA et du Cyber Command parce qu'il s'agit de diriger deux 
organismes ayant des missions très différentes. Mais certains 
élus du Congrès, comme le sénateur républicain  John McCain qui 
préside la Commission des services armés du Sénat, sont opposés 
à ce projet. Ils estiment que pour faire son travail 
correctement, le Cyber Command doit avoir accès aux ressources 
de la NSA. 
 
 (Phil Stewart, John Walcott, Mark Hosenball et Patricia 
Zengerle; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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