USA-La croissance du T3 revue en baisse moins marquée que prévu

le
0
    WASHINGTON, 22 décembre (Reuters) - La croissance américaine 
a finalement été un peu moins forte que précédemment estimé au 
troisième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés mardi 
par le département du Commerce, caractérisés par une bonne tenue 
des dépenses des ménages et des entreprises. 
    Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a ainsi 
augmenté de 2,0% en rythme annualisé sur la période 
juillet-septembre, alors que le département avait annoncé une 
hausse de 2,1% en deuxième estimation et une progression de 1,5% 
en première. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne un PIB définitif de +1,9%. 
    Même si la croissance du troisième trimestre marque une 
nette décélération par rapport à celle de 3,9% enregistrée sur 
la période avril-juin, elle correspond néanmoins au potentiel de 
croissance sur le long terme de la première puissance économique 
mondiale. 
    La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a relevé 
ses taux d'intérêt pour la première fois depuis près de 10 ans 
en exprimant sa confiance dans le fait que l'économie des 
Etats-Unis avait désormais largement surmonté les conséquences 
de la crise financière de 2007-2009.  ID:nL8N1454IU  
    La révision en légère baisse de la croissance du troisième 
trimestre a surtout été le fait d'une accentuation d'un effet de 
stocks négatif. 
    Les chiffres définitifs du PIB montrent en effet que les 
entreprises ont finalement accumulé pour 85,5 milliards de 
dollars de stocks sur la période, contre une précédente 
estimation de 90,2 milliards de dollars. 
    Cela veut dire que l'effet négatif des stocks a finalement 
amputé le PIB de 0,71 point de pourcentage contre une baisse de 
0,59 point de pourcentage retenue par le département du Commerce 
lors de sa deuxième estimation. 
    Une hausse record des stocks au cours du premier semestre 
s'est traduite par des montagnes d'invendus dans les entrepôts, 
ce qui a découragé les entreprises à reconstituer leurs stocks. 
    Ces derniers restent encore élevés et devraient 
vraisemblablement également peser sur le PIB du quatrième 
trimestre, que les économistes voient à ce stade à environ +2% 
en rythme annualisé. 
 
 (Lucia Mutikani, Benoît Van Overstraeten pour le service 
français, édité par Véronique Tison) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant