USA-La croissance du T1 révisée en hausse à 1,1% annualisé

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 (Actualisé avec précisions chiffrées) 
    WASHINGTON, 28 juin (Reuters) - La croissance de l'économie 
américaine a bien ralenti au premier trimestre mais pas aussi 
fortement que ne le donnaient à penser les premières 
estimations, la progression des exportations et de certaines 
catégories d'investissements ayant compensé la faiblesse de la 
consommation des ménages. 
    Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé 
de 1,1% en rythme annualisé au cours des trois premiers mois de 
l'année, et non pas de 0,8% comme estimé en mai, a annoncé mardi 
le département du Commerce dans sa troisième estimation. 
    La croissance du PIB est ainsi révisée en hausse de 0,6 
point par rapport à la première estimation publiée en avril. 
    Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une 
révision à la hausse un peu moins forte avec une progression du 
PIB de 1,0% en rythme annualisé. 
    La croissance américaine avait été de 1,4% au quatrième 
trimestre 2015. 
    Certains indicateurs, comme les ventes au détail ou les 
ventes de logements, donnent à penser que l'économie américaine 
a regagné en vigueur au deuxième trimestre même si les 
investissements ne semblent pas repartir et que les créations 
d'emploi ont ralenti. 
    Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, a 
déclaré la semaine dernière devant le Congrès que les 
indicateurs macro-économiques pointaient en direction d'une 
"hausse notable" de la croissance au deuxième trimestre. 
L'antenne de la Fed à Atlanta s'attend à une progression du PIB 
de 2,6% en rythme annualisé sur la période avril-juin. 
    La vigueur du dollar et la morosité de la demande mondiale 
ont pesé sur les exportations au premier trimestre mais ces 
dernières sont finalement ressorties en progression de 0,3% et 
non en contraction de 2,0%, comme estimé précédemment. 
     
    LA CONSOMMATION DES MÉNAGES RÉVISÉE EN BAISSE 
    Avec des importations en berne, le déficit commercial a été 
moins fort que prévu et le commerce extérieur a contribué à 
hauteur de 0,12 point à la croissance du premier trimestre. Le 
département du Commerce estimait précédemment que sa 
contribution avait été négative de 0,21 point. 
    L'activité sur les trois premiers mois de l'année a aussi 
été freinée par les efforts des entreprises pour réduire leurs 
stocks et par la faiblesse des cours du pétrole, qui plombent 
les dépenses d'équipement. 
    Ces dernières se sont contractées au rythme de 8,7%, soit un 
peu moins que la précédente estimation de 9,0%. 
    Les dépenses dans les logiciels informatiques et la 
recherche et développement ont été révisées en une hausse de 
4,4% au lieu d'un recul de 0,1%. 
    Au total, les investissements des entreprises ont fourni une 
contribution négative de 0,58 point au PIB au premier trimestre, 
contre 0,81 point dans la précédente estimation. 
    La valeur des stocks des entreprises a augmenté de 68,3 
milliards de dollars (61,7 milliards d'euros) et non de 69,6 
milliards de dollars donnés dans le rapport du mois dernier. 
    Les bénéfices après impôt des entreprises ont progressé au 
rythme de 2,2%, soit bien plus que le rythme de 0,6% de la 
précédente estimation. 
    La croissance de la consommation des ménages, qui représente 
plus des deux tiers de l'activité économique aux Etats-Unis, a 
été révisée en baisse à 1,5% contre 1,9% précédemment. Cette 
révision illustre la faiblesse des dépenses dans les services 
comme le transport et les loisirs. 
    Avec la progression des revenus et de l'épargne des ménages, 
la consommation pourrait rapidement accélérer. 
     
    Tableau   
 
 (Lucia Mutikani; Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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